On ne dira jamais assez le mal qu'ont fait certains compositeurs - Akepsimas, Scouarnec, Wackenheim... pour ne citer qu'eux - lorsqu'ils ont introduit dans les célébrations eucharistiques des chants directement inspirés du slow, du sirtaki, des musiques entendues à la TV.
Par le truchement de publications (qui n'avaient pourtant aucune reconnaissance canonique), ils ont infiltré toutes les paroisses et ont ainsi grandement contribué à une subversion de la liturgie.
Par la faute de ces musiciens qui prétendaient composer des "chants liturgiques" aptes à supplanter le grégorien, c'est une génération entière de pratiquants qui, au cours des messes, s'est mise à bêler (plus qu'à chanter) des airs sans intérêt et des textes sans profondeurs appris en 5 minutes sans qu'il soit besoin de faire le moindre effort.


 

 

 

C'est ainsi une génération entière de fidèles qui a ainsi été infantilisée et rendue amnésique au point de n'avoir plus rien à retenir, plus rien à transmettre. C'est une génération entière de fidèles suivistes qui, en très peu de temps, s'est mise à répéter "Je crois en Dieu qui chante et qui fait danser la vie" plutôt que "Credo in unum Deum, patrem omnipotentem...", s'est mise à chanter "Alleluia allelu (hoquet) alleluia" ou le très sirupeux "Christ est venu, Christ est là..." dont l'Auteur lui-même aurait bien du mal à faire croire qu'il puisse s'agir d'un chef-d'oeuvre.
L'affaissement du bon goût et de ce qui est apte à exprimer la foi a été comme rendu obligatoire dans les paroisses.
Par la faute de ces musiciens qui se réclamaient du Concile pour mieux le contourner, le déformer, l'ignorer, on a érigé en dogme une pastorale liturgique mortifère caractérisée par l'absence de toute culture authentiquement catholique. Et c'est dans cette pastorale que se sont retrouvés des clercs et des laïcs peu formés qui, jaloux de prérogatives obtenues d'évêques manquant de lucidité, ont répandu un esprit soupçonneux contre tout ceux qui se réclamaient du Concile compris comme il devait l'être. La liturgie et Benoît XVI étant aujourd'hui, bien sûr, leurs premières cibles.
On peut difficilement croire que ces musiciens aient eu l'intention de servir la liturgie. Ils ont plutôt voulu se servir d'elle comme d'un podium pour faire leurs shows. Ils ont ainsi infligé aux célébrations eucharistiques, aux fidèles, à l'Eglise elle-même, des blessures qui mettront très longtemps à cicatriser; des blessures qui mettront d'autant plus de temps à se refermer que les évêques actuellement en place ne peuvent pas avoir conscience des dégats commis puisque eux-mêmes, du temps où ils étaient au séminaire, n'ont eu aucune formation liturgique.
Par la faute de ceux qui ont farci les célébrations de chansonnettes dont l'Eglise n'avait jamais voulu - qu'on relise le Concile ! - les liturgies paroissiales se sont rapidement mise à ressembler à du karaoké adapté à des assemblées du 3è âge.
Aussi, celui qui va aujourd'hui à une messe paroissiale a le plus souvent l'impression de devoir supporter des restes accomodés tant bien que mal: restes de liturgies débilitantes, restes d'assemblées réduites, restes d'un clergé désabusé, restes de chants qui furent modernes une autre époque... C'est tout une génération de fidèles - clercs et laïcs - qui continue à (sur)vivre avec du réchaufféqui n'a même plus la saveur des origines.
Aujourd'hui, les paroisses qui reprennent sont celles où ce vieux répertoire qui voulait réduire la liturgie à une simple assemblée conviviale n'a plus cours; ce sont celles où la liturgie est célébrée d'une façon si digne et si fidèle qu'elle ne peut pas supporter qu'on y introduise des vers de mirliton chantés sur des airs de fête foraine.
Il faut donc que ceux qui prétendent composer du chant liturgique revoient leurs copies et que ceux qui choisissent les pièces devant être exécutées au cours d'une célébration aient un minimum de formation musicale doublée d'un vrai sens de la liturgie. Pour prendre un nouveau départ permettant aux liturgies paroissiales d'être à nouveau priantes et attirantes, on relira avec profit "Un chant nouveau pour le Seigneur" du Cardinal Ratzinger ainsi que l'Instruction Musicam sacram qui complète et précise la Constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium. C'est aussi à ce prix qu'on pourra initier un nouveau mouvement liturgique qui puisse donner le jour au véritable héritage de Vatican II.

 

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