I- Qu’elles ne se proposent, dans la parure, que des fins honnêtes et légitimes, qui puissent rendre l’action, non seulement permise, mais même méritoire de la vie éternelle, et jamais des vues mondaines et de vanité, comme attirer les regards d’autrui, humilier les autres, les surpasser, les éclipser.

 

II- Qu’elles aient dans leur habillement un soin extrême de la modestie et de la décence, ornement principale de la femme catholique et qu’elles ne se permettent jamais, pour n’importe quel motif, soit l’exemple des unes, l’habitude des autres ou la coutume universelle, d’admettre dans leur vêtement la moindre chose qui s’oppose à ces vertus, se souvenant toujours que c’est à Dieu et non pas au monde qu’elles auront à rendre compte de leurs actions.

 

III- Qu’elles gardent aussi la simplicité, ayant en horreur les excès de luxe et qu’elles se contentent de s’habiller en rapport avec la condition d’existence où Dieu les a placées sans chercher de prétexte pour abonder en pompes inutiles.

 

IV- Quant elles vont à l’église, et surtout quand elles s’approchent des sacrements, qu’elles s’habillent sans recherche, sachant que, dans la maison de Dieu, toute pompe mondaine est défendue.

 

V- Qu’elles fixent, chaque année, sans jamais la dépasser, la somme à laquelle elles se restreignent pour les frais de toilette, conformément à leur condition et leurs moyens pécuniers.

 

VI- Qu’elles n’oublient pas l’obligation, imposée par l’Evangile, concernant l’aumône, et qu’elles s’évertuent à avoir ce superflu, qui appartient aux pauvres, en supprimant quelque objet de luxe.

 

VII- Qu’elles ne contractent jamais des dettes pour la toilette, mais qu’elles fassent et qu’elles gardent avec énergie le ferme propose de payer ponctuellement leur comptes.

 

VIII- Qu’elles travaillent de toute leur force, par de douces insinuations et surtout par l’exemple, afin que ces règles soient observées.

 

 

Que toutes les femmes catholiques se souviennent qu’elles ne pourront vivre selon la maxime du saint Evangile, ni se conformer aux intentions paternelles des saints-pères Pie IX et Léon XIII sans prendre pour base l’accomplissement assidu des devoirs religieux ; que chacune donc, en particulier, fasse usage des pratiques quotidiennes suivantes : 1) la sainte messe ; 2) la méditation ; 3) l’examen de conscience ; 4) la visite au très Saint-Sacrement ; 5) le chapelet en famille ; 6) la lecture spirituelle ; 7) la fréquentation des sacrements.

 

Aussi fortifiées par la toute-puissante grâce divine, obtenue au moyen de la prière, qu’elles s’appliquent soigneusement à s’assurer à elles-mêmes le salut éternel, et coopèrent à celui d’autrui, prenant pour modèle la femme forte dépeinte dans les saintes écritures, afin de se rendre forte contre les séduisants attraits du luxe, cette grande plaie de la société ; fortes contre la terrible tyrannie du respect humain.

 

Rome, au Vicariat, le 1er juillet 1878

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