Quoi qu’on dise actuellement dans certaines paroisses, l’abandon des mélodies et des textes traditionnels de la messe n’a jamais été dans les intentions des pères du Concile qui décrétaient dans la Constitution sur la Liturgie, Sacrosanctum Concilium (1963), que « le trésor de la musique sacrée sera conservé et cultivé avec la plus grande sollicitude » (SC 114). Cette règle qui, en n’étant presque nulle part suivie, a contribué à l'affadissement de la liturgie actuelle que l’on constate dans trop d’églises, a été éclairée en 1969 par le "Consilium" (le Conseil réunissant des évêques et des experts désignés par le pape Paul VI pour mettre en pratique la Constitution sur la Liturgie). A la question de savoir si l’autorisation de chanter des cantiques en langue vernaculaire au cours d’une « messe basse », donnée dans l’instruction « De musica sacra » en septembre 1958, était toujours valide, le "Consilium" a très clairement répondu : « Cette règle [permettant l’usage de chants en langue vernaculaire] est désormais caduque. Ce qui doit être chanté, c’est la messe (son Ordinaire et son Propre), et pas « quelque chose », quelque soit sa qualité, qui se surajouterait à la messe. Parce que le service liturgique est un, il n’a qu’un seul contenu, un seul visage, une seule voix : la voix de l’Eglise. Continuer de remplacer les textes de la messe devant être célébrée par des chants, même pieux et recueillis, au lieu d’utiliser ceux de la messe du jour est la source d’une ambiguïté inacceptable : c’est tromper les gens. Le chant liturgique n’est pas constitué d’une mélodie seule, mais de mots, de textes, de pensées et de sentiments que la poésie et la musique renferment. De tels textes doivent être ceux de la messe et nul autres. « Chanter » signifie chanter la messe et pas seulement chanter pendant la messe. » (Cf Notitiae 5 [1969] p. 406.) (Cf. source de l'article)

 

Dans nos paroisses, on est généralement bien loin de ce qui a été demandé par l’Eglise ! Au point que pour beaucoup de fidèles, il est « normal » de chanter des cantiques à la messe, tandis qu’il est « insolite » d’y chanter au moins l’Ordinaire et - si possible - le Propre. Ne serait-il pas intéressant et courageux de revenir sur cette question du chant au moment où, dans plusieurs diocèses, pour fêter les 50e anniversaire du Concile, des colloques et des conférences sont organisés sur le thème de « la réception de Vatican II » ?

 

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