La dernière Encyclique de Jean-Paul II, presque son testament, a pour titre « Ecclesia de Eucharistia », et, au numéro 11, on lit : « L'Église a reçu l'Eucharistie du Christ son Seigneur non comme un don, pour précieux qu'il soit parmi bien d'autres, mais comme le don par excellence, car il est le don de lui-même, de sa personne dans sa sainte humanité, et de son œuvre de salut. Celle-ci ne reste pas enfermée dans le passé, puisque ‘tout ce que le Christ est, et tout ce qu'il a fait et souffert pour tous les hommes, participe de l'éternité divine et surplombe ainsi tous les temps...’ ». L’Eucharistie n’est donc pas un des « gestes sacramentels » qu’accomplit l’Eglise, mais le Sacrement par excellence, avec lequel, et par lequel le Corps Mystique du Christ est édifié.

 

 

 

En effet, « il y a une influence déterminante de l'Eucharistie. Les Évangélistes précisent que ce sont les Douze, les Apôtres, qui se sont réunis autour de Jésus, à la dernière Cène (cf. Mt 26, 20; Mc 14, 17; Lc 22, 14). C'est un point particulier très important, puisque les Apôtres « furent les germes du nouvel Israël et en même temps l'origine de la hiérarchie sacrée ». En leur donnant son corps et son sang en nourriture, le Christ les unissait mystérieusement à Son Sacrifice qui devait se consommer sur le Calvaire peu après. Par analogie avec l'Alliance du Sinaï, scellée par le sacrifice et l'aspersion du sang, les gestes et les paroles de Jésus à la dernière Cène posaient les fondements de la nouvelle communauté messianique, le peuple de la nouvelle Alliance » (Ecclesia de Eucharistia N°21). A l’attention du Pape Jean Paul II envers l’Eucharistie, faisait écho un document de grand intérêt, même si, malheureusement, il n’est pas suffisamment assimilé, dans l’esprit qui l’anime, et dans la lettre, que, en revanche, il faudrait reprendre, et étudier attentivement, pour l’appliquer. C’est l’Instruction de la Congrégation pour le culte Divin et la discipline des Sacrements « Redemptionis Sacramentum ». Sur plusieurs choses que l’on doit observer et éviter concernant la Très Sainte Eucharistie, dont l’introduction, au numéro 2, laisse entendre avec une grande clarté, la continuité de l’Instruction, avec tout ce qui avait été désiré et décidé par le Pontife : « La doctrine de l’Église au sujet de la très Sainte Eucharistie a été exposée avec une sollicitude vigilante et une grande autorité, au long des siècles, dans les documents des Conciles et des Souverains Pontifes. De plus, très récemment, dans la Lettre Encyclique Ecclesia de Eucharistia, le Souverain Pontife Jean-Paul II a exposé de nouveau, pour la situation ecclésiale de notre temps, certains éléments de grande importance sur ce même sujet » (N°2) Ceux qui, avec un esprit reconnaissant rappellent et citent continuellement Jean Paul II, ne peuvent ignorer la dernière Encyclique, avec l’Instruction qui la concerne, et en traduit le contenu, qui représente la parole « ultime » du Pape à ses enfants avant de les quitter.

 

Le Magistère doctrinal et liturgique du Pape Benoît XVI se place en pleine continuité avec celui de Jean Paul II, comme c’est toujours le cas dans l’histoire authentique de l’Eglise, qui est une histoire sacrée de salut, pour tous les Souverains Pontifes. Le testament et l’héritage de Jean Paul II ont été pleinement reçus et mis en valeur par la première Exhortation Apostolique du Pape Benoît XVI, « Sacramentum Caritatis », suivie par le Synode sur l’Eucharistie, voulu là aussi par son prédécesseur. Presque comme un écho, en l’accueillant, de l’extraordinaire Encyclique « Deus Caritas Est », l’Exhortation montre le plein accord de tous les Pasteurs de l’Eglise, en communion avec le Vicaire du Christ, pour rappeler le caractère central et le caractère essentiel de l’Eucharistie dans l’Eglise, avec toutes les conséquences théologiques, liturgiques et disciplinaires qui découlaient de cette position éminente. C’est une grande consolation intellectuelle et spirituelle, ainsi qu’un stimulant pour approfondir et contempler dans la prière le Mystère, que cette conscience lucide de la grande continuité du Magistère que le Saint-Esprit, évidemment, donne à Son Eglise, laquelle, sans cesse, est appelée à reconnaître dans l’Eucharistie son propre « cœur ». Les paroles et les gestes, dans la divine liturgie, ne peuvent qu’être cohérents à la réalité que l’on célèbre.

 

Fides

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