L’ « herméneutique de rupture » est un principe d’analyse du Concile qu’ont en commun aussi bien les « lefebvristes » que ceux qui se disent attachés à Vatican II. Chez les « lefebvristes » cette « herméneutique de la rupture » conduit à refuser le Concile et à ne pas l’appliquer. Au moins les choses ont-elles le mérite d’être claires. Chez ceux qui se disent attachés à Vatican II et qui sont actifs dans nos diocèses et nos paroisses, cette même « herméneutique » conduit à dire qu’on accepte le Concile... et à ne pas davantage l’appliquer que les « lefebvristes ». Ici, l’opposition aux enseignements de Vatican II est plus dissimulée, plus silencieuse, mais sur le plan doctrinal et pastoral elle induit presque autant d’erreurs et de ruptures que celles qui peuvent être tirées des thèses lefebvristes. Qu’on regarde simplement ce qui se fait en liturgie : les « lefebvristes » refusent la forme « ordinaire » du rite romain. Mais ceux qui se disent attachés à Vatican II l’acceptent-ils ? Pas davantage que les « lefebvristes ». Seule différence - et elle est de taille - : les « lefebvristes » se retrouvent autour de la forme « extraordinaire » qui, comme l’a souligné Benoît XVI, ne véhicule aucune erreur doctrinale, tandis que ceux qui se disent attachés à Vatican II se retrouvent autour de liturgies aléatoires, mouvantes, variables, dont personne ne peut garantir qu’elles ne véhiculent pas des erreurs doctrinales. Pour échapper à ce maelström qui est autant liturgique que doctrinal, beaucoup de fidèles choisissent tout simplement de ne plus pratiquer, de ne plus aller à la Messe le dimanche. Car entre les « anti-conciliaires » du courant lefebvriste et les « faux conciliaires » du courant qui traverse des diocèses entiers, il n’y a plus rien : rien qui soit clair, droit, et incontestablement conforme à ce que Vatican II a vraiment enseigné et voulu. C’est d’ailleurs là tout le drame de l’Eglise actuelle, spécialement en France : ce sont ceux qui ont le plus revendiqué leur attachement au Concile qui l’ont le moins compris et appliqué, allant jusqu’à critiquer les fidèles qui l’étudiaient à la lumière de la Tradition, c’est-à-dire selon l’ « herméneutique de continuité » dont Benoît XVI nous répète inlassablement que c’est la seule valable.

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