Une des spécificité du catholicisme est dans la reconnaissance de l'autorité du Souverain Pontife; de tous les Souverains Pontifes, quels que soient leurs charismes personnels. Ils sont tous les successeurs de l'Apôtre Pierre.
Le pape est, durant le temps où il exerce son ministère, le garant de l'unité de l'Eglise et de la conformité de la doctrine de la foi telle qu'elle a été reçue par les Apôtres.
Tout ce qu'un pape approuve de façon officielle doit être tenu pour juste et bon pour l'Eglise, même si les hommes de ce temps n'en saisissent pas la portée. Ainsi, dans la mesure où Paul VI a approuvé les textes conciliaires, ces derniers doivent être considérés comme recevables et salutaires pour la communauté des croyants.

 

 

 

Autre chose, bien sûr, est la question de l'application de ces textes; sur ce point, Benoît XVI est très clair : les enseignements conciliaires ont été mal compris, mal appliqués... tout spécialement dans les diocèses de France où ils continuent très souvent à être mal compris et mal appliqués. On peut donc légitimement douter de la capacité ou de la volonté de certains clercs à appliquer le Concile; mais il n'est pas permis de douter des enseignements conciliaires eux-mêmes. Partant de là, aucun fidèle ne peut dire : « Je suis pour le Concile mais je n'écoute pas le pape ». Ou encore : « Je suis pour le pape mais je conteste le Concile ». Tenir de tels propos relève d'une véritable schizophrénie spirituelle conduisant inévitablement à se construire une religion individuelle vécue au sein de groupuscules refermés sur eux-mêmes au point d'imaginer des liturgies leur permettant avant tout de s'autocélébrer. 
Telle n'est pas l'Eglise; telle n'est pas la foi reçue des Apôtre; telle n'est pas la liturgie. Tout comme l'Eglise est "catholique", c'est-à-dire "universelle", c'est-à-dire encore non réservée à un groupe qui se voudrait privilégié ou élitiste, la liturgie doit être, elle aussi, "catholique", c'est-à-dire recevable en tout lieu. C'est en ce sens que le Cardinal Ratzinger a écrit qu' « on reconnaît la liturgie authentique à ce qu'elle est cosmique et non fonction du groupe qui célèbre ». Dès lors qu'une messe laisse deviner la griffe de tel ou tel célébrant ou telle ou telle paroisse, on peut affirmer qu'il y manque une dimension vraiment catholique et que, par conséquent, il y a risque pour les fidèles qui y participent, de verser dans l'infatuation.


 

Si donc nous voulons travailler à la "réforme de la réforme" de la liturgie, c'est-à-dire à la rectification des nombreuses erreurs commises à la suite de la révision voulue par Vatican II, il nous faut à la fois suivre le Pape et le Concile : l'un ne va pas sans l'autre. L'Eglise ne nous propose pas de choisir entre Benoît XVI et Vatican II: elle nous invite à comprendre que la solidité de notre foi passe obligatoirement par les enseignements du Concile inclus dans les instructions et les exemples donnés par l'actuel Successeur de Pierre.

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