Le P. Michel Quesnel, Recteur émérite de l'Université catholique de Lyon, publie « Rêver l'Église catholique » chez Desclée de Brouwer. Une prose qui fleure bon les années 1970. Qu’on en juge plutôt : « Je trouve l'Église catholique trop immobile, trop crispée sur ses traditions, insuffisamment ouverte à l'évolution et au mouvement. » Le P. Quesnel semble totalement ignorer que c’est au moment où les prêtres soixante-huitards ont bazardé les traditions que les églises et les séminaires se sont vidés. Mais voyons ce que souhaite l’Auteur. Une Église unie dans la diversité et davantage ouverte aux cultures locales ; une Eglise prête a abandonner des règles non essentielles comme, par exemple, le célibat des prêtres. Rien d’original sous la plume du P. Quesnel : ça sent même plutôt le rance. Une Église osant réviser sa pensée et capable de désavouer des formulations qui n'ont plus cours comme par exemple celle qui concerne la croyance au péché originel. Une Église accompagnant les mutations du monde, notamment dans le domaine de la morale sexuelle et conjugale. Le P. Quesnel voit enfin que les documents pontificaux sont complètement inadaptés au monde contemporain et provoque des effets désastreux. Invité de RCF, ce dernier, affirmant "qu'il n'a plus rien à craindre" du fait de son âge, n'hésite pas à dire des idioties du style : "Adam et Eve n'ont jamais existé" ; "l'Église devrait faire repentance sur des formulations dogmatiques" ; "l'Église est crispée sur un certain nombre de règles morales et familiales". Puis d'attaquer l'Encyclique infaillible "Humanae Vitae" en disant que la "nature est une notion philosophiquement dépassée". 

 

Bref, le P. Quesnel, qui dit "aimer l'Église comme une mère" tout en l'attaquant, tel un fils rebelle à coup de couteau, est un de ces théologiens de salons qui évite de regarder la réalité en face. Dommage, car il constaterait que partout où ont été appliqués les principes qu’il préconise, les églises sont vides et les rares prêtres encore présents sont en mal d’identité. Au passage, on remarquera que tous les théologiens qui ont « rêvé d’une Église » se sont un jour ou l’autre éloignés de l’Église fondée par le Christ et qui, du fait qu’elle existe, n’est pas à réinventer. Martin Luther fut de ceux-là. Mais au moins avait-il le courage, lui, de ne plus se dire catholique.

commentaires

Burgelin Guillaume 07/03/2016 21:26

Comment est-il possible de réduire de la sorte le dévouement de toute une vie de prêtre au service de l'Église?
Après la lecture de cette méchante caricature, je cherche une consolation auprès dès béatitudes...

Pouzet Françoise 04/03/2016 19:00

je viens d'entendre le père Quesnel parler de la confession et des divorcés remariés, à qui il ne "pourrait pas donner l'absolution" s'ils persistaient, même avec beaucoup d'amour, de foi en Dieu .... je suis scandalisée. le père a dit lui-même que c'est révoltant, alors pourquoi obéit-il à un précepte de l'Eglise tellement loin de l'amour ? si un homme tel que lui n'est pas capable de refuser , comment l'Eglise changera-t-elle? Est-ce de la "miséricorde", Qu'en dirait notre pape?

Admin 04/03/2016 20:07

Le péché d'adultère, vous connaissez ? Face à la femme adultère, Jésus a été infiniment miséricordieux. Mais Jésus, comme l'Église, lui a demandé de ne plus pécher ("va, et ne péche plus"). Les personnes en situation d'adultère doivent renoncer à leur état de péché pour reçevoir l'absolution.

L'Église applique ce que Jésus Lui-même a fait face à la femme adultère.

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