L’appauvrissement et le détournement de la liturgie se poursuit allègrement grâce aux outils de catéchèse proposés par les éditions « Médiaclap » (voir ici) qui suggèrent des messes avec rondes d’enfants, chansons pour cours de récréation, célébrants qui font copain-copain, utilisation de miches de pain à la place d’hosties... etc. Bien entendu, les évêques ne réagissent pas. Rappelons ce qu’écrivait l’Abbé Berto au sujet de cette manie d’adapter la liturgie à la supposée mentalité des enfants et qui n’aboutit en fin de compte qu’au rejet de la religion et de la pratique dominicale : « La prière, composée exclusivement de paroles empruntées à la liturgie et choisie avec soin parmi les plus expressives, accoutume l’enfant à modeler sa propre prière sur la prière de l’Eglise, elle lui imprime de bonne heure dans l’esprit des formules chargées de sens, fortes, sobres, prenant appui sur le fond même des mystères chrétiens, propres enfin à inspirer l’aversion tant pour ce bavardage spirituel, ce multiloquium que le Verbe incarné interdit à ses disciples, que l’aversion pour les excès de l’émotivité, de l’affectivité dans la prière. Je n’hésite pas à dire que ce dernier danger est très grand et très redoutable. Pourquoi tant de chrétiens sont-ils moins pieux dans l’âge adulte que dans l’enfance ? L’une des causes, et non la moindre, c’est que la façon dont on les accoutumés à prier les a laissés persuadés que la prière est émotion et effusion. Comme ils se sont trouvés en grandissant moins capables de cette émotion et de cette effusion, ils ont conclu que la piété n’est pas leur affaire, qu’ils ne sont pas organisés pour la piété. Il y en a qui se sont entêtés dans l’idée que la piété des prêtres et des religieux tient à ce qu’ils sont restés ou devenus capables, on ne sait pas quels sortilèges, d’éprouver tous les jours et à toutes les heures du jour, les émotions de leur première communion. On rencontre même des âmes très saintes, très près de Dieu qui, parce qu’une éducation mal dirigée les a imprégnées de la même erreur, se désolent de n’être pas pieuses. C’est comme si, à trente ans, on se désolait de n’avoir plus de dents de lait. L’expérience montre que cette confusion entre la piété et l’émotion pieuse a beau recevoir mille démentis, une fois implantée, elle est pratiquement indéracinable ; il faut donc l’empêcher de s’enraciner, et le meilleur, peut-être l’unique moyen de l’en empêcher, c’est l’éducation liturgique. » (Cf. V.A. Berto, Le Cénacle et le Jardin, Ed. DMM, Bouère, 2000.)

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