« (...) Il est aujourd'hui nécessaire de parler de l'esprit de la liturgie, et particulièrement aux prêtres. Il est urgent de réaffirmer l' "authentique" esprit de la liturgie tel qu'il est présent dans la tradition ininterrompue de l'Eglise et dont témoigne, en continuité avec le pasé, le plus récent magistère qui va du second concile du Vatican II à Benoît XVI » (Cf. Mgr Guido Marini, La liturgie, mystère du salut, éd. Artège). Il est donc tout à fait faux d'affirmer, comme on le fait aussi bien dans l'aile progressiste de l'Eglise que dans l'aile traditionaliste, que Vatican II est une rupture permettant soit de célébrer la liturgie sans tenir compte des rites et du passé (aile progressiste qui se veut "conciliaire") soit de refuser la liturgie actuelle pour se cantonner dans la forme extraordinaire du rite romain (aile "traditionaliste" qui se veut gardienne de la Tradition). Mgr Marini poursuit : « D'aucuns donnent parfois l'impression d'adhérer à ce qu'il est juste de définir véritablement et proprement comme une idéologie, une idée préconçue appliquée indistinctement à l'histoire de l'Eglise et qui n'a rien à faire avec la foi authentique. L'opposition entre Eglise pré-conciliaire et l'Eglise post-conciliaire est un fruit de cette idéologie hors de propos » (Id.)

En clair : - la liturgie, telle qu'elle est célébrée aujourd'hui dans 90% des paroisses est le fruit de cette idéologie de rupture contraire aux enseignements du Concile; - la liturgie, telle qu'elle est célébrée par certains groupes "traditionalistes" qui refusent le Concile est le fruit de cette même idéologie de rupture. - les tenants de l'une ou de l'autre façon de traiter la liturgie sont dans la même erreur qui consiste à ne pas comprendre le Concile comme l'Eglise la comprend, c'est-à-dire comme une étape dans l'histoire de l'Eglise et non comme une rupture. La liturgie d'aujourd'hui ne peut apparaitre comme le fruit d'une étape que si elle est célébrée avec le même sens du sacré que la liturgie d'hier. Ce sens du sacré se manifeste essentiellement par l'orientation de la célébration, par le fait que la célébration n'apparaît pas comme le fruit de la subjectivité du célébrant, par le fait que le latin ait une plus grande place, par le fait enfin que les fidèles soient habitués à chanter et à entendre du grégorien tout au long des célébrations. Parallèlement, les fidèles "traditionalistes" doivent cesser d'écouter ce que pense à propos de la liturgie "conciliaire" tel ou tel abbé bien en vue dans leurs cercles, tandis que les fidèles "conciliaires" doivent cesser de lire les revues d'animation liturgique. Seul le missel romain - sous l'une de ses deux formes - doit être la référence.

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