« Cano quia absurdum. Telle pourrait être la devise des « animateurs en liturgie » : je chante parce que c[e que je chante] est absurde. Tant sur le plan musical que sur celui des paroles. Ce qui est triste - et je l’ai souvent vu - c’est que ces personnes qui « animent » les messes et qui dans la plupart des cas ne connaissent rien ni en liturgie ni en musique ont plus de pouvoir que les prêtres : ils font désormais partie du « mobilier » qu’un prêtre trouve dans le chœur à son arrivée dans une paroisse ; et ce « mobilier » liturgique est protégé par des lois non écrites qui le garantissent contre toute atteinte (bien plus sûrement qu’une chaire du XVIIe ou un maître-autel en bois doré). On peut se débarrasser d’un autel ; pas d’un « animateur ». Et encore moins d’une « animatrice » ! Si un prêtre entre en conflit avec ces nouveaux princes et princesses de l’Eglise, il peut s’attendre à ce que l’on fasse de lui un mauvais prêtre qui « ne sait pas travailler avec les laïcs ». Malheureusement, je crois de plus en plus qu’il faudra attendre la mort de tous ces gens chargés d’ « animer » pour qu’une application de la Constitution conciliaire sur la Liturgie puisse véritablement commencer. 

 

La lettre du Concile - c’est-à-dire les textes qui seuls font autorité - est une chose tabou dans les paroisses tombées sous la coupe d’ « équipes d’animation ». Pratiquement on a fait entrer l’Eglise-qui-est-en-France dans une forme de schizophrénie : certains de ses responsables se comportent comme des menteurs pathologiques auxquels on demande de dire la vérité. Ce qui conduit à la pire des situations : ils interdisent concrètement et pratiquement qu’on applique ce que l’Eglise a pourtant officiellement promulgué dans un Concile, dans le Code de droit canonique, dans le Catéchisme... Personnellement, je n’ai pas voulu vivre un enfer dans le sacerdoce ; aussi me suis-je borné à manifester aux princes et princesses de l’Eglise - nos animateurs et animatrices - une souriante inertie, une prudente et aimable indifférence, n’allant à aucune réunion et les laissant faire ce qu’ils ont toujours fait. 

 

Nous savons bien que les organes officiels de l’Eglise-qui-est-en-France préfèrent de loin ces personnes « de qualité » à ses prêtres, à ses lois, à ses conciles désormais privés de toute autorité. Dans ces conditions, comment croire, en France, à l’avenir d’une Eglise pilotée par des institutions diocésaines qui récompensent toujours ceux qui violent ses lois officielles et ne manquent jamais une occasion de sanctionner, de vexer ou d’écarter les malheureux prêtres et les malheureux laïcs qui aimeraient appliquer - ou appliquent tant bien que mal - les normes officielles ? N’est-on pas dans une Eglise devenue schizophrène par la faute d’un clergé qui prêche la vérité et la liberté tout en mentant effrontément dès qu’il est question de liturgie ? ».

 

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