Il faudrait enfin que les responsables diocésains reconnaissent que si de nombreux fidèles ne pratiquent plus, c’est parce qu’ils ont depuis longtemps le sentiment que l’ « Eglise en France » est dépendante d’une pastorale à coloration nettement anti-romaine et dont les incohérences et les paradoxes mènent droit dans le mur. Qu’il y ait une pastorale à coloration anti-romaine, c’est une certitude. La preuve : aucun diocèse - à deux ou trois exceptions près - ne diffuse et n’applique les textes magistériels. C’est un fait que personne ne peut contester. Quant aux incohérences et aux paradoxes de la pastorale, la liste est tellement longue qu’on n’en retiendra ici que deux exemples significatifs.

  

 

 

1. Il y a 20 ans, on entendait dire dans les séminaires et dans les paroisses que la baisse des vocations était une « chance pour l’Eglise ». Elle allait, ajoutait-on, obliger les fidèles laïcs à prendre des responsabilités. Aussi, puisque le manque de prêtres est « une chance », nos évêques ne cherchent pas à juguler la « chute » des vocations : ils préfèrent aller pas monts et par vaux pour célébrer des « messes festives » au cours desquelles seront créées de nouvelles « unités paroissiales » et désignés des laïcs qui siègeront au sein d’ « Equipes d’Animation Pastorale ». En clair, on célèbre partout de façon solennelle et joyeuse la diminution drastique des prêtres et la dislocation des paroisses ; on fait croire partout que les « EAP » sont une amélioration alors qu’en réalité elles ne sont que la preuve évidente que l’Eglise, en France, est malade d’une pastorale totalement aberrante dont nos évêques sont les initiateurs et les gardiens.

 

2. Un peu partout, des évêques autorisent que dans telle ou telle église soit célébrée la forme « extraordinaire » du rite romain. Mais - nouveau paradoxe, et non des moindres - il suffit d’aller dans toutes les autres églises où n’est pas célébrée cette forme « extraordinaire » pour constater la permanence d’un véritable « bazar liturgique » qui, pour la majorité des fidèles, clercs y compris, passe pour être la norme dès qu’il s’agit de la forme « ordinaire ». Autrement dit, pour nos évêques, la liturgie ne doit être respectée et ne peut être respectée que lorsqu’elle est célébrée sous sa forme « extraordinaire » : en dehors de ces cas, toutes les excentricités sont permises... et souvent même encouragées. Reconnaissons qu’il s’agit là d’un détournement avéré du Motu proprio Summorum pontificum.

A ces deux exemples qui illustrent l’incohérence de la pastorale actuelle, telle qu’on la retrouve dans presque tous les diocèses, il faut ajouter un autre fait : les « EAP » et autres créations de la pastorale franco-française ne tiendront pas 10 ans... Il suffit, pour s’en convaincre, de voir l’âge moyen des fidèles qui en sont membres... et qui le plus souvent font le vide autour d'eux. Ainsi, nos évêques sont-ils, une fois de plus, en train de créer des usines à gaz qui n’auront servi qu’à masquer la réalité d’une « Eglise qui est en France » en train d’imploser. Certains disent même de disparaître.

 

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