Toutes les personnes qui parlent aujourd'hui de liturgie - toutes "sensibilités" et toutes "préférences" confondues - font systématiquement la même erreur: elles abordent les questions comme si les deux formes du rite romain, l' "ordinaire" et l' "extraordinaire", existaient et comme si, par conséquent, les fidèles avaient effectivement le choix de participer à la liturgie célébrée dans l'une des deux formes.
Or il n'en est rien et les débats qui portent sur la liturgie sont donc systématiquement (ou volontairement) faussés. Il n'en est rien disons-nous : les deux formes du rite romain ne peuvent donc être mises en parallèles. Les débats qui portent sur la liturgie, qu'ils soient menés par des évêques, des prêtres, des fidèles "traditionalistes" ou des fidèles "conciliaires"... tournent donc à vide dans la mesure où ils portent sur la comparaison de deux formes liturgiques dont l'une n'existe pas... ou plutôt n'existe que dans les livres mais pas autour des autels.
Il faut le reconnaître; il faut le dire; il faut le répéter.
Il serait possible de débattre de façon objective si, effectivement, les fidèles avaient le choix entre la forme "ordinaire" et la forme "extraordinaire"; si effectivement, les évêques proposaient et respectaient ces deux formes; si effectivement les prêtres savaient célébrer les deux formes. Il n'en est rien et force est de reconnaître qu'aujourd'hui l'expression "forme ordinaire" recouvre tout et n'importe quoi... sauf une expression authentique de la liturgie de l'Eglise.
Que voit-on en réalité dans les paroisses ? Partout où la liturgie n'est pas célébrée selon la forme "extraordinaire", elle est célébrée n'importe comment... mais sûrement pas selon la forme "ordinaire". Il en résulte cette grande confusion qui fausse systématiquement les débats actuels sur la liturgie.
Redisons-le : la liturgie célébrée dans l'immense majorité des églises où le clergé se réclame du Concile n'est pas la forme "ordinaire". Ce n'est généralement qu'une ossature liturgique "ordinaire" sur laquelle chaque célébrant ou chaque équipe locale de fidèles laïcs s'emploie à greffer un peu n'importe quoi d'étranger à l'authentique liturgie de l'Eglise.
Les fidèles n'ont donc pas le choix entre la forme "ordinaire" ou la forme "extraordinaire" : ils n'ont en réalité que le choix entre la forme "extraordinaire" - là où elle est permise - et une multiplicité de célébrations paroissiales bâtardes et informes qui n'ont d' "ordinaire" que le nom.
Ces célébrations batârdes, aujourd'hui généralisées, sont le résultat catastrophique de ceux qui conservent jalousement une liberté de traiter l'Ordo missae de Paul VI à leur façon : une façon invariablement misérabiliste et anti-liturgique qui n'est en aucun cas conforme aux enseignements de l'Eglise.

 

Voilà plus de trente ans que nous demandons à nos évêques de faire en sorte que le Missel romain restauré à la suite de Vatican II soit partout respectée. Voila plus de trente ans que nous recevons des réponses clairement négatives des pasteurs auxquels nous nous adressons.
Voilà plus de trente ans que nous demandons à nos évêques que, là où faire se peut et là où l'on constate une demande des fidèles, la liturgie restaurée à la suite de Vatican II puisse être célébrée face à l'Orient et en latin/grégorien. Voià plus de trente ans que l'on nous répond : "Ce n'est ni possible, ni même souhaitable."
Voilà plus de trente ans que nous demandons à nos évêques de veiller à ce que l'Ordo missae de Paul VI soit respecté par tous les prêtres en sorte que la liturgie puisse être partout sensiblement la même, indépendamment de la langue utilisée. Voilà plus de trente ans que l'on nous répond que satisfaire une telle demande aboutirait à avoir des célébrations liturgiques en opposition à ce qui se fait habituellement dans les paroisses... "et qui convient parfaitement aux fidèles" (on ne rit pas, s.v.p.)
Devant tant de mauvaise foi épiscopale, nous nous sommes adressés au Cardinal Ratzinger au moment où il venait d'être nommé par Jean-Paul II Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi; nous lui avons fait part des grandes difficultés rencontrées par les fidèles qui avaient accepté Vatican II de grand coeur mais qui étaient disposés à refuser les applications erronées qu'on leur imposait.
Le Cardinal Ratzinger a toujours répondu en nous faisant part de ses propres préoccupations et en nous faisant savoir que notre façon de vouloir mettre en oeuvre la liturgie de l'Eglise était totalement conforme aux véritables enseignements du Concile.
C'est dire qu'aujourd'hui, Benoît XVI ne se fait probablement aucune illusion sur la capacité de l'épiscopat français à vouloir et à pouvoir solutionner la question liturgique.

 

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