Dans son homélie du 29 juin 1972, le Pape Paul VI a utilisé une formule restée célèbre : « La fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu ». Aujourd’hui, tout nous porte à croire que pour entrer dans le peuple de Dieu, la fumée de Satan est passée par la liturgie : il a profité de la faiblesse des évêques pour s’introduire dans la liturgie et passer ensuite dans les mentalités du peuple de Dieu. Cette asphyxie des mentalités du peuple a été planifiée selon un programme en plusieurs étapes que les évêques de la génération post-conciliaire ont, par naïveté ou complaisance, consciencieusement suivi et que de bien des évêques d’aujourd’hui se refusent à abandonner alors qu’ils voient les ruines s’accumuler autour d’eux. Quelles furent les principales étapes du programme d’asphyxie dont l’Eglise en France a été victime ?

 

 

 

 

Etape 1. Les évêques disent recevoir le Concile mais, en même temps, en interdisent l’application : il n’est plus question de célébrer la liturgie autrement qu’en français et « face au peuple ». Les vicaires épiscopaux sont chargés de faire pression sur les prêtres qui maintiennent le chant grégorien et respectent la nouvelle version du missel romain.

 

Etape 2. Les évêques approuvent - ne serait-ce que par leurs silences - les innovations en matière de liturgie (messes à la guitare, messes-rock...) et ils nomment aux postes-clés des diocèses les prêtres les plus avant-gardistes qui encouragent les pires expériences liturgiques (compositions de prières eucharistiques, eucharisties célébrées dans des vases en terre cuite et par des prêtres en civil utilisant du pain ordinaire... etc.). Les directives romaines sont systématiquement passées sous silence... comme elles le sont encore aujourd’hui.

 

Etape 3. Dans les séminaires diocésains, les candidats au sacerdoce qui veulent respecter la liturgie de l’Eglise et se montrer attentifs aux enseignements magistériels sont mis à la porte. Ou plus exactement, sont envoyés en stages « prolongés » dans les paroisses les plus « progressistes » afin que, dégoûtés, ils décident d’eux-mêmes de ne plus revenir au séminaire.

 

Etape 4. La pratique dominicale chute et les ordinations sacerdotales diminuent de façon alarmante. On répète alors aux fidèles que cette nouvelle situation est « une chance pour l’Eglise » car elle forcera les laïcs à s’investir davantage dans les paroisses. Dans le même temps sont diffusés des nouveaux cantiques qui mettent l’accent sur le « peuple » (de Dieu) et sur la nécessité de « bâtir une Eglise autre ». 

 

Etape 5. Pour représenter ce « peuple bâtisseur d’une Eglise autre », on fait appel à des fidèles auxquels on confie des fonctions liturgiques lesquelles, pour beaucoup, deviennent des occasions de combler des états de frustration affective.

 

Etape 6. Les évêques créent des « équipes » qui deviennent rapidement des soviets dirigés par des clercs gagnés aux idées anti-romaines et des laïcs avides de remplir des rôles qui leur donnent l’impression d’incarner un christianisme dynamique face à des communautés paroissiales composées de fidèles de plus en plus déboussolés.

 

Etape 7. Ces déviations sont progressivement acceptées puis institutionnalisées par les évêques, pour être présentées comme des acquis profitables à l’Eglise post-conciliaire. En réalité, elles sont les rouages d’une mécanique permettant à un certain clergé de France de poursuivre et d'accélérer un processus désintégration de la foi catholique, de creuser un fossé entre le Siège apostolique et les communautés locales de croyants, d’estomper les spécificités du ministère sacerdotal pour le remplacer progressivement par de simples « prestations » qui pourront être assurés par n’importe quel fidèle.

 

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