FIC68802HAB40Dans l’opuscule qu’il vient de faire paraître aux éditions Artège sous le titre de « La liturgie de l’esprit », Mgr Marc Aillet, Evêque de Bayonne, donne quelques orientations visant à faire retrouver dans l’Eglise l’authentique esprit de la liturgie tel qu’il a été transmis par la tradition multiséculaire de l’Eglise. Mgr Aillet commence par rappeler la raison essentielle qui a poussé le pape Benoît XVI à étendre la possibilité de célébrer la liturgie selon la forme « extraordinaire » avec le Missel romain de 1962 : mettre en lumière la continuité du Missel restauré à la suite de Vatican II avec le Missel publié à la suite du concile de Trente, afin que soit ravivé le sens authentique de la liturgie. L’Evêque de Bayonne souligne ensuite qu’ « aucune forme liturgique n’est exempte d’éléments contingents susceptibles d’une plus ou moins grande perfection dans l’expression et, du fait même, susceptibles d’être perfectionnés. » On comprend donc que pour l’Eglise, il n’existe - et n’a jamais existé - une forme liturgique fixée définitivement à une époque donnée. Quatre pages sont ensuite consacrées à quelques rapides considérations sur le « mystère » et sur la « liturgie » qui doit « tout à la fois révéler le mystère, le mettre en lumière, le dévoiler, et d’autre part indiquer son caractère caché, souligner qu’il est incompréhensible, ineffable. »

 

Puis Mgr Aillet passe en revue différents éléments de la liturgie romaine : il les compare, souligne leurs insuffisances ou leurs complémentarités, selon qu’ils sont dans la forme « extraordinaire » ou dans la forme « ordinaire ». Sont ainsi survolés : l’offertoire, le sacrifice propitiatoire pour les vivants et les morts, le silence, la répétitivité de certaines formules et de certains gestes, la différence entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel des prêtres, le lectionnaire, le calendrier et les préfaces, la réception de la communion. L’opuscule se termine sur quelques pages où est évoquée l’ « adoration en esprit et vérité ». Au fil des pages, Mgr Aillet fait aussi remarquer que là où la liturgie restaurée à la suite de Vatican II a été accueillie et mise en œuvre en étant fidèle à la mens et à la tradition liturgique romaine - comme ce fut le cas dans la Communauté Saint-Martin d’où est issu l’Auteur - il n’y a pas eu d’impression de rupture dans la célébration de la foi. Mais l’on sait - et l’Evêque de Bayonne le sait sûrement mieux que quiconque - que dans les années qui ont suivi Vatican II, il fut interdit d’être fidèle à la mens et à la tradition liturgique romaine ; de cette obligation d’infidélité a provoqué les blessures et la crise que l’on sait.

 

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