Déclaration de S.E. le Cardinal Piacenza (Préfet de la Congrégation pour le Clergé)

 

 

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« Le Saint Père a souvent fait remarquer que la foi de l'Eglise vit et meurt au rythme de sa liturgie. Que celle-ci est le miroir dans lequel se reflète la foi, et en même temps la nourriture qui sans cesse la comble, la purifie et la fortifie. L'ancienne règle "lex orandi, lex credendi" garde bien sûr toute sa pertinence et toute son efficacité pour le monde d'aujourd'hui. Dans de nombreux cas, la tentative de démythologisation qui a touché tous les domaines de la religion a submergé aussi la liturgie, avec des conséquences désastreuses, la ramenant de façon paradoxale à des rites préchrétiens : mettant l'accent sur les interprétations symboliques des rites, cette tendance livre la liturgie au subjectivisme et au relativisme. Mais la liturgie n'est pas en premier lieu une action humaine au cours de laquelle chacun pourrait exprimer librement son émotivité subjective et où, pour avoir réellement part à l'action, il faudrait à tout prix dire ou faire quelque chose. La liturgie est avant tout œuvre du Christ, vivant et présent dans son Eglise, qui offre le sacrifice divin à son Père, et qui nous attire nous aussi dans cette action divino-humaine. C'est le Christ ressuscité qui est le véritable acteur de l'histoire et de  la liturgie. Toute action humaine qui se veut véritablement liturgique doit donc obéir à ce critère incontournable, et se donner pour but de tourner les coeurs des  fidèles vers la reconnaissance de l'absolu primauté de Dieu. Ceux qui cherchent à réduire la liturgie, à la banaliser, portent une lourde responsabilité, non sans rapport avec cette perte du sens du sacré dont est victime aujourd'hui l'Occident, perte qui elle-même est le résultat de la démythologisation radicale prêchée par une certaine théologie convaincue de faire oeuvre "scientifique". Il reste vrai, néanmoins, que la réponse à tout cela est à trouver dans le coeur de l'homme qui, malgré tout, a été créé pour Dieu,  homme fondamentalement religieux, c'est à dire ouvert à la transcendance et au sens du sacré. C'est dire qu'une liturgie christocentrique correctement célébrée, traduisant dans l'Eglise cette réalité que "Lui (Le Christ) doit croître, mais moi, je dois diminuer" (cf J 3,30), peut certainement favoriser une nouvelle évangélisation de l'Europe et renouveler ce sens du sacré sans lequel le dialogue avec les autres cultures et les autres traditions religieuses serait impossible ».

 

Source Kathnet. Trad. MH/APL

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