Pourquoi faut-il absolument soigner la liturgie dans ses moindres détails (sans pour autant tomber dans le scrupule ou dans un ritualisme pincé) ? Simplement parce que tout ce qui est laid, vulgaire, banal, bâclé ou ennuyeux tire l’âme vers le bas au lieu de l’élever. Remplacer volontairement ou par simple désinvolture la « noble simplicité » de la beauté liturgique par de l’inconvenance revient à ouvrir les portes au maître de la laideur qu’est le diable. La liturgie n’a pas à donner une image de ce qui relève du démoniaque ; tout au contraire, elle doit nous permettre de participer par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte cité de Jérusalem où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle (Cf. Sacrosanctum Concilium, n°8). La Prière eucharistique I (ou Canon romain) développe d’ailleurs cette idée en faisant dire aux célébrants que l’offrande eucharistique qu’ils offrent au nom du peuple doit être portée par l’ange de Dieu sur l’autel céleste en présence de la gloire divine : « Supplices te rogamus, omnipotens Deus : iube haec perferri per manus sancti Angeli tui in sublime altare tuum, in conspectu divinae maiestatis tuae... ». A l’évidence, on est là aux antipodes du bricolage liturgique, de la désinvolture, du laisser-aller qu’on observe en tant de messes, de l’insignifiance et de la disparité voit dans tant de sanctuaires où le mobilier liturgique trahit cette désinvolture qui s’est emparée de certains ministres de l’autel.

 

« En soulignant l'importance de l’ars celebrandi, on met par conséquent en lumière la valeur des normes liturgiques. L'ars celebrandi doit favoriser le sens du sacré et l'utilisation des formes extérieures qui éduquent à un tel sens, comme par exemple l'harmonie du rite, des vêtements liturgiques, de l'ameublement et du lieu sacré. Là où les prêtres et les responsables de la pastorale liturgique s'emploient à faire connaître les livres liturgiques et les normes liturgiques en vigueur, mettant en évidence les grandes richesses de la Présentation générale du Missel romain et de la Présentation des Lectures de la Messe, la célébration eucharistique en tire profit. Dans les communautés ecclésiales, on croit peut-être déjà les connaître et pouvoir porter un jugement éclairé sur elles, mais, souvent, il n'en est pas ainsi. En réalité, ces textes contiennent des richesses qui conservent et qui expriment la foi et le chemin du peuple de Dieu au long des deux millénaires de son histoire. Pour un ars celebrandi correct, il est tout aussi important d'être attentif à toutes les formes de langage prévues par la liturgie: parole et chant, gestes et silences, mouvements du corps, couleurs liturgiques des vêtements. En effet, la liturgie possède de par sa nature une variété de registres de communication qui lui permettent de parvenir à intégrer tout l'être humain. La simplicité des gestes et la sobriété des signes, effectués dans l'ordre et dans les moments prévus, communiquent et impliquent plus que le caractère artificiel d'ajouts inopportuns. L'attention et l'obéissance à la structure propre du rite, tout en exprimant la reconnaissance du caractère de don de l'Eucharistie, manifestent la volonté du ministre d'accueillir, avec une docile gratitude, ce don ineffable. » (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°40)

 

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