Extrait d'une interview au mensuel "la Nef" relatif au prochain colloque "Sacra Liturgia" :

 

 

 

rey mgrLa liturgie demeure encore malheureusement un sujet de division et de dispute : un tel colloque peut-il contribuer à apporter la paix et la sérénité ?

 

Je l’espère vivement, car il est vraiment triste et déplorable de constater de tels différends sur la liturgie. Il est donc très important de les surmonter, ainsi que Benoît XVI a très courageusement commencé à le faire. La liturgie est quelque chose que l’Église nous donne, pas quelque chose que nous créons, et nous devons la célébrer avec respect ainsi que l’Église nous invite à le faire. Il y a des options légitimes et différents styles, bien sûr, et la Conférence des Évêques peut procéder à certaines adaptations. Mais la liturgie reste quelque chose de précieux qui nous est donné par l’Église et que nous devons garder avec vénération. Et même un évêque doit savoir qu’il ne peut pas entreprendre n’importe quoi ni innover en matière liturgique ! Si nous avons tous à cœur ce désir de respect de la liturgie, beaucoup de différends s’effaceront d’eux-mêmes. Les divisions entre les adeptes de la « forme extraordinaire » du rite romain et ceux de la « forme ordinaire » n’ont plus de raison d’être, Benoît XVI a d’une certaine façon résolu cette question et nous nous mettons à son école : à Sacra Liturgia 2013, nous célébrerons les deux formes liturgiques avec notamment les cardinaux Canizares et Brandmüller. Comme Benoît XVI l’a dit très clairement, les deux formes de l’unique rite romain ont chacune une place légitime dans la vie de l’Église, et l’on ne peut refuser l’une ou l’autre.

 

 

Vous-même en tant qu’évêque avez une bonne expérience dans votre diocèse de la cohabitation des deux formes liturgiques : comment cela se passe-t-il ?

 

Cela se passe très bien et j’en suis heureux, car ces deux formes ont un rôle dans la nouvelle évangélisation ! Dans mon diocèse, une communauté qui célèbre la liturgie ancienne a la mission de l’évangélisation dans des quartiers à forte présence musulmane. Des prêtres de mon diocèse célèbrent selon les deux formes du rite. D’après leurs témoignages, ainsi que ceux d’un certain nombre de séminaristes et de jeunes, cette forme ancienne de la liturgie les aide à se rapprocher du Christ. Ses richesses ont un impact positif sur les gens aujourd’hui. Il n’y a pas d’opposition ou de division à avoir dans la liturgie. Les rites modernes devraient être célébrés comme l’Église l’entend avec l’« ars celebrandi » demandé par Benoît XVI. Les rites anciens doivent être librement accessibles à ceux qui le désirent et célébrés avec les mêmes exigences. Nous rencontrons le Christ en personne dans les deux formes, c’est cela l’essentiel, ne l’oublions pas, c’est cela qui nous permet d’être fortifiés dans notre vie chrétienne et dans notre mission dans le monde !

 

Source : La Nef N°247 D'AVRIL 2013 - Article complet ICI

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