Une jeune fille, éduquée dans un milieu libéral, interrogeait le père Calmel sur la question du vêtement féminin, que pour sa part elle reléguait à une simple convention sociale, évolutive par nature. Le père Calmel, abordant les choses par le fond, lui adressa une très belle réponse :

 

 

 

autriche.jpgIl existe une différence voulue par le Créateur entre l’homme et la femme. Dieu a établi l’homme et la femme avec leurs qualités respectives pour une mission particulière. Même si actuellement les hommes pouponnent et font la vaisselle, il serait anormal que durant toute une vie, l’homme tienne la maison tandis que sa femme serait avocat ou inspecteur de police ! Leur mission est différente, et c’est aller contre la nature des choses que d’interchanger. Le vêtement est le signe visible, le symbole public d’une nature différente. Le costume féminin plus coloré, plus gracieux jusqu’à notre siècle collaborait à faire de la jeune fille, de la mère, de l’épouse, un être gracieux et réservé, vers laquelle les regards se tournent non parce qu’elle est objet de convoitise, mais parce qu’elle est la reine du foyer, la présence indispensable pour que la maison soit joyeuse et rassurante. L’habit féminin distinctif (quel qu’il soit selon les civilisations) est selon l’ordre et la nature des choses parce qu’il est différent de celui de l’homme. Le fait de s’habiller comme les garçons pour une jeune fille n’est pas seulement une question de mode ou d’aisance pour les mouvements, ce à quoi on l’attribue maintenant, (et d’autres raisons de basse altitude). Les raisons profondes de ceux qui ont lancé petit à petit ce courant sont les mêmes que celles qui animent les mouvements féministes depuis la première guerre mondiale : « La femme est libérée, il ne s’agit pas seulement pour elle de se cantonner dans un rôle “subalterne” et effacé… elle peut prétendre à la même place que l’homme dans la société… »

 

Le signe visible à faire adopter par ces nouvelles générations, le symbole, c’est le fait qu’elles ne portent plus d’habit distinctif. Elles peuvent jouir des mêmes libertés que les garçons. Plus de réserve, de pudeur dans l’attitude. Les qualités qui, normalement, protègent, respectent, suscitent naturellement le respect et l’estime de ce qui en elles est lié au mystère de la vie sont tournées en dérision, méprisées comme dépassées et serviles. C’est dans cette inversion des valeurs, dans ce refus de porter la marque d’une nature différente qu’il faut situer le pantalon : il fait partie d’un ensemble : la révolution continuelle, culturelle, qui met à bas les valeurs traditionnelles de la famille. Pantalons, jupes fendues, robes décolletées, jupes-culottes, minijupes – sans parler des tenues indécentes ! – tout contribue, soit par la masculinisation de la tenue, soit par son indécence (plus suggestive que réelle le plus souvent) à faire de la femme un objet de convoitise ou à la destituer de son rôle de mère ou d’épouse – reine de la famille.

 

La tenue masculine [d’une fille] est au même degré que la tenue indécente une offense à Dieu Créateur ; dans le deuxième cas il s’agit d’inciter l’homme à la luxure ; dans le premier cas, il s’agit de s’établir à un autre plan que celui proprement féminin démettre dans l’ombre tout ce qui est l’apanage de la femme pour s’équiparer à l’homme. Comment cela se fait-il que nous ne sentions pas l’équivoque de cette situation ? Transposons : qu’en serait-il si des hommes, subitement complexés, singeaient les femmes ? Le ridicule contre nature sauterait aux yeux et pour l’instant les efféminés n’ont pas réussi à s’imposer. C’est dire qu’il y a dans le péché originel des penchants naturels à fausser la nature des choses.

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