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La Bible parle d’un amour plus fort que la mort, plus brûlant que le feu,

où corps et âme, deux amants ne pensent qu'à leur amour

dans une totale réciprocité et oubli d'eux-mêmes.


 

 


Dieu est-il contre le sexe ?

 

Ce serait difficile puisque c'est lui qui l'a créé ! La Genèse insiste sur la joie de Dieu à créer l’être humain homme et femme : « Homme et femme il le créa ». C’est une bonne nouvelle car l’homme s’écrie : « Oui vraiment celle-là est os de mes os et chair de ma chair ! » (Genèse 2,23). Nous avons été marqués par des siècles de méfiance et de puritanisme mais il ne faut pas mêler la Bible à tout ça. Pour la Bible, l'être humain est créé sexué. Il a un corps et c'est ce corps qui entre en contact avec Dieu, c'est ce corps qui est appelé à être sauvé, qui est appelé à s'unir à d'autres. Et l'engagement le plus profond est celui que rappelle Jésus : « L'homme abandonnera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu'un » (Matthieu 19,5). C'est unité n'est pas fusion. Elle exprime ce désir de se donner tout entier à l'autre, corps et âme, et c’est dans l’acte sexuel que cette union prend le plus fortement sens. Rien de ce que nous faisons avec notre corps n'est étranger à notre foi. N'oublions pas qu'au cœur de l'Ancien Testament il y a ce magnifique chant d'amour : le Cantique des Cantiques. Il parle d'un amour fort comme la mort, plus brûlant que le feu, où deux amants ne pensent qu'à leur amour dans une totale réciprocité et oubli d'eux-mêmes. Ce chant exprime le Cœur de Dieu : entrer avec nous dans une relation d'amour, personnelle, faite de don de soi et de réciprocité. La meilleure image qui en existe sur terre est celle d'un amour véritable. 



 

 

 

Mais pourquoi Dieu a t-il créé l'homme sexué ? Cela provoque aussi bien des souffrances !


 

Bien sûr ! Comme la vie elle-même ! Dès le départ cette dimension sexuée introduit un manque. Nul ne se suffit à soi-même. Chacun a comme un trop plein d'amour à donner et il cherche quelqu'un qui l'accueillerait. Dieu a trouvé un merveilleux moyen pour nous faire comprendre le secret de la vie. « Qu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir » comme résume saint Paul. Un manque et un désir de l'autre est inscrit au cœur de notre nature humaine. Dans l'amour il y a son propre plaisir bien sûr et parfois, on s'aime soi-même lorsqu'on aime, mais, au bout du compte, la surprise est que c'est le désir de l'autre et non le sien propre, qui l'emporte dans un amour véritable. Alors on est prêt à donner sa vie pour que l'autre vive et l'on oublie même son petit intérêt. Saint Paul le résume d’une phrase qui est très exigeante : « La femme ne dispose pas de son corps mais le mari. Pareillement le mari ne dispose pas de son corps mais la femme » (1 Corinthiens 7,4). C’est une véritable révolution à l’échelle de l’humanité ! Pour la première fois dans l’histoire, les droits et devoirs des conjoints sont définis de façon totalement réciproque. Alors bien sûr cette dépossession mutuelle, cela n'est pas facile, c'est même un chemin de toute une vie. Mais c'est le secret du bonheur.


 

 

 

Pourquoi Jésus ne s'est-il pas marié ?

 

Jésus a vécu ce don d'une autre façon. Il dit « nul n'a de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Jésus a fait une révolution d'une portée inouïe. En rendant la vie consacrée possible, il a fait du mariage et de la sexualité, une vocation. Autrefois, et encore aujourd'hui dans bien des sociétés traditionnelles, tout le monde doit se marier et avoir des enfants. C'est une chose naturelle et même obligatoire. Pas d'échappatoire et, s'il n'y a pas d'enfants, l'homme a le droit de divorcer ou répudier sa femme pour en avoir. Jésus dit non : l'amour humain a sens et valeur pour lui-même. Deux personnes qui s'aiment, même s'ils ne peuvent avoir d'enfants, font alliance. C'est un don de soi réciproque. S'il y a des enfants tant mieux; c'est un fruit mais l'arbre peut être beau même s'il ne porte pas de fruits. On peut toujours aimer. Ce sont les fruits de la charité et toute personne peut en porter qu'elle soit mariée ou non, stérile ou non. 
Non ! nul n'est obligé de coucher pour être normal ! Aujourd’hui on fait croire que si l’on n’a pas quelqu’un, on est nul : « Si t’es seul, c’est que t’es pas intéressant ». Non c’est un choix libre. Tant que je n’ai pas construit une relation solide vraiment fondée sur un amour sincère, je peux très bien rester tout seul, avoir des amis, des relations, des gens que j’aime. On ne se donne tout entier que pour aimer vraiment et en s’engageant par une parole.



 

 

 

Comment éviter les blessures ?

 

Chacun a à vivre sa sexualité quelle que soit sa situation. C’est un don merveilleux mais pas facile à utiliser. La sexualité est à l’origine de très grandes joies mais aussi de grandes blessures. C’est risqué comme conduire une superbe Ferrari sur autoroute. Si je ne veux pas finir dans le décor, il vaut mieux que je me connaisse moi-même comme chauffeur et que je connaisse la voiture ! Si je prends les moyens de ne pas faire n’importe quoi, je pourrais faire de ce cadeau une formidable occasion pour entrer en communication et même en communion avec les autres. Si je transforme l’autre en objet pour mon plaisir ; si je fais confiance à quelqu’un en croyant qu’il s’engage comme moi alors qu’en fait il ne m’a rien promis ; si j’agis sans penser aux conséquences, je cours le risque d’être très profondément déçu. Tout ce que je fais avec mon corps marque ma personnalité profonde, mon être intime, mon âme.

 

 

 

Est-ce que l'on est obligé de se marier pour vivre sa sexualité ?

 

Pourquoi le mariage (+) (+) est-il décisif ? Parce qu’il est fondé sur une parole libre et réciproque de se donner à l’autre pour toujours. C’est le désir naturel de l’amour. Celui qui dirait qu’il veut bien se marier mais pour cinq ans ne récolterait que le plus profond mépris. L’amour porte ce désir de durer : « Je te fiancerai à moi pour toujours » (Osée 2,21). Et même le désir de dépasser la mort ; C’est pourquoi le Cantique des Cantiques conclut par ces mots : « L’amour est fort comme la Mort… Les grandes eaux ne pourront éteindre l'amour, ni les fleuves le submerger. Qui offrirait toutes les richesses de sa maison pour acheter l'amour, ne recueillerait que mépris » (Cantique 8, 6.7). Le don de son corps dans l’amour à un être que j’aime est le plus grand signe que je puisse donner de mon désir de me donner. D’un autre côté, c’est aussi le lieu de ma plus grande vulnérabilité. Se rendre vulnérable en se mettant dans de mauvaises conditions c’est comme partir à la guerre en maillot de bain, c’est aller au casse-pipes !
 Vécue sans l’engagement de tout l’être, sans une délibération où tout ce que je suis - sentiment, passion, mémoire, intelligence et volonté - est engagé, la sexualité devient brute et animale. Elle prend tout son sens par la parole libre par laquelle un être humain engage sa vie et sa liberté vis-à-vis d’un autre. Elle acquiert alors une noblesse extraordinaire. C’est géant !



 

 

 

Pour aller plus loin...




Alors le Seigneur Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Le Seigneur Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria : « Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée “femme” car elle fut tirée de l’homme, celle-ci ! ».
« C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair » (Genèse 2, 21-24).
 « Trouve ta joie dans la femme de ta jeunesse : 
Biche aimable, gracieuse gazelle !
 Qu’en tout temps ses seins t’enivrent,
 Sois pour toujours épris de son amour » (Proverbes 5, 18-19). « La sexualité, par laquelle l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre, n’est pas quelque chose de purement biologique, mais elle concerne la personne humaine dans ce qu’elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon vraiment humaine que si elle est partie intégrante de l’amour dans lequel l’homme et la femme s’engagent entièrement l’un vis-à-vis de l’autre jusqu’à la mort. La donation physique totale serait un mensonge si elle n’était le fruit d’une donation personnelle totale » (Jean Paul II)

 

 

Extrait de la revue Croire Aujourd'hui jeunes chrétiens (par Marc Rastoin)

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