1. Une immense majorité des fidèles catholiques - prêtres y compris - ne sait ni ce que le concile Vatican II a vraiment enseigné, ni ce qu’il a voulu qu’on fasse en matière de liturgie ;

2. La quasi-totalité des fidèles n’a jamais eu l’occasion d’assister et de participer, en paroisse, à des liturgies célébrées comme le Concile a vraiment demandé qu’elles soient célébrées ;

3. L’immense majorité des prêtres - évêques y compris - n’ont jamais célébré intégralement la liturgie voulue par le Concile : partout les rites sont ou ont été durablement modifiés, adaptés, tronqués... et des parties entières de la liturgie sont tombées dans l’oubli ;

4. La quasi-totalité des fidèles se trompe lourdement lorsqu’elle croit que ce qui se fait dans les paroisses en matière de liturgie est pleinement conforme aux orientations de Vatican II ;

5. La quasi-totalité des fidèles confond « messe en latin » avec « messe d’avant Vatican II » ; cette confusion est entretenue par des membres du clergé ainsi que par de nombreux journalistes, y compris des journalistes écrivant dans des quotidiens ou des revues catholiques ;

6. La grande majorité des fidèles accepte aujourd’hui n’importe quelle liturgie dans les églises : on fait comme M. le Curé dit de faire et on ne se pose pas - ou plus - de questions. M. le Curé fait-il bien les choses et respecte-t-il la liturgie ? Tant mieux. M. le Curé fait-il les choses de travers et bricole-t-il les célébrations ? Ce n’est pas grave, après tout, « pourvu que ça plaise aux gens » répondent certains évêques (même quand « les gens » sont de moins en moins nombreux à aller à l’église) ;

7. Un très grand nombre de fidèles attachés à la « messe de S. Pie V » (l’ancienne liturgie ou « forme extraordinaire » de la liturgie) seraient bien en peine de faire la différence entre la messe actuelle et la messe habituellement en usage avant Vatican II... si la messe actuelle était célébrée de façon « classique » - dos au peuple, en latin et en grégorien et avec un certain faste - ce qui est très légitime. Ce point a été souligné par de nombreux spécialistes de la liturgie, dont le Cardinal Ratzinger lui-même. De même, un grand nombre de fidèles se voulant respectueux de Vatican II pensent assister à une liturgie « traditionaliste » dès lors que celle-ci est tout bonnement célébrée dans le strict respect des livres liturgiques actuels ;

8. De très nombreux fidèles attachés à l’ancien rite (forme « extraordinaire » du rite romain) confondent la « tradition » liturgiques avec certaines « habitudes » dont certaines n’ont été introduites que tardivement dans les célébrations ;

9. Les évêques de France, pour des raisons qui demeurent mystérieuses, n’ont jamais respecté le droit des fidèles à pouvoir participer à la liturgie actuelle de l’Eglise célébrée de façon intégrale. Les documents magistériels donnant les pistes à suivre pour le rétablissement d’une liturgie eucharistique célébrée conformément aux livres officiels publiés à la suite de Vatican II ne sont jamais ni diffusées ni appliquées dans les diocèses. Quand à une édition française du missel romain actuel qui soit conforme au texte de référence en latin, elle demeure introuvable en France ;

10. Un silence épiscopal est tombé sur les liturgies « classiques » (parfois même en latin) de grande qualité qui ont été célébrées aux JMJ et qui sont en total décalage avec les célébrations proprement bêtifiantes qu’on impose aux fidèles dans la majorité des paroisses sous prétexte d’attirer les jeunes... qui demeurent les grands absents de nos paroisses ;

11. L’Eglise en France apparaît désormais comme éclatée en multiples chapelles (appelées « tradis », « cha-cha », « néo-cat »... etc.) qui toutes cultivent des particularismes liturgiques plus ou moins affirmés et souvent déroutants pour le fidèles de passage qui n’a pas été « initié » par le groupe d’accueil. Ici on distribue la communion tout de suite après la consécration, là on prend du pain ordinaire pour l’Eucharistie, ailleurs les fidèles sont invités à faire une ronde autour de l’autel pendant la prière eucharistique (bricolée) ou le « Notre Père », ailleurs encore, il est conseillé d’agiter des foulards ou de taper dans les mains... etc. ;

12. Des « équipes » qui se sont arrogé des droits et des pouvoirs en matière d’agencement de la liturgie, et qui sont généralement composées de fidèles incompétents (même s’ils sont de bonne volonté) ayant eux-mêmes perdu les repères, assurent désormais dans les paroisses une omniprésence dont les résultats sont proprement catastrophiques.

 

Le Pape Benoît XVI a annoncé dès le début de son pontificat qu’il serait fidèle au Concile. On constate aujourd’hui que cette « fidélité » gêne aussi bien certains « traditionalistes » qui ont toujours critiqué Vatican II (donc, par ricochet, l’autorité de l’Eglise) qu’un clergé local qui se croit « conciliaire » mais qui depuis plus de 40 ans fait n’importe quoi... au nom de Vatican II.

 

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