guitarLes champions de la pastorale post-conciliaire ont cru pouvoir attirer les jeunes à l’église à l’aide de célébrations liturgiques spécialement imaginées pour eux : « messes des jeunes », « messes rythmées », agitation de foulards, rondes autour de l’autel, célébrations agrémentées de chansons pour veillées de boys-scouts, célébrants « cool »… le tout agrémenté de maman catéchistes omniprésentes dont la seule préoccupation est de se s’autocélébrer. On remarquera au passage que l’Eglise romaine post-conciliaire est la seule à proposer ce genre de liturgies. Il n’y en a pas dans les Eglises de rites orientaux. Il n’y a pas non plus de cérémonies « adaptées aux jeunes » dans les autres religions, que ce soit dans l’islam, dans l’hindouisme, dans le bouddhisme… Mais chez nous, les enfants ont droit à des liturgies qui donnent aux sexagénaires l’occasion de s’aplatir devant le jeunisme. Ils sont d’ailleurs assez pitoyables, ces vieux paroissiens et ces vieux prêtres qui se trémoussent « pour faire jeune » et qui acceptent de faire à l’église tout ce qu’il faut pour paraître ridicules, décalés, pitoyables. A quoi servent ces célébrations « pour les jeunes » sinon – comme on le constate partout – à vider les églises ? Car bercer les jeunes d’illusions et de faux-semblants, les inciter à se tourner vers des célébrations infantilisantes au lieu de leur fournir les moyens de s’approprier l’authentique liturgie catholique telle que définie dans le Missel romain, c’est les prendre pour des imbéciles et priver pour longtemps l’Eglise d’une capacité de rebond espérée. Les jeunes ne méritent-ils pas mieux que le jeunisme ? Ne méritent-ils pas mieux que d’être manipulés parce qu’ils sont manipulables ?

 

Certes, on peut leur faire faire n’importe quoi au cours d’une célébration : taper dans les mains, faire une chaîne au moment du « Notre Père », leur faire lire des témoignages au micro… On peut même, parfois jusqu’à l’âge de seize ans, leur faire dire qu’ils s’engagent à faire bouger l’Eglise. Mais à force d’être ainsi téléguidés par des adultes qui semblent en être eux-mêmes restés au niveau des « Bisounours », ces jeunes finissent très rapidement par se demander si être catholique pratiquant implique forcément que l’on veuille rester dans un état de naïveté. Alors très vite, les jeunes, dès qu’ils le peuvent, éprouvent la tentation de l’exil… hors des églises. Seul moyen pour échapper à cette sorte de régression mentale qui semble devoir s’y cultiver. Dans nos paroisses, peu à peu s’est répandue une sorte de SIDA liturgique qui a plombé l’Eglise, l’inhibe et la paralyse. C’est incontestablement la faute des aînés qui, depuis plusieurs décennies, font fausse route. Un sang neuf ne pourra venir que d’une jeunesse qui n’est plus disposée à prendre pour argent comptant les célébrations infantilisantes qu’on prétend faites pour elle. Ne serait-il pas temps que les clercs comprennent qu’en flirtant avec les mœurs et le langage modernes, et en faisant systématiquement du jeunisme au cours des célébrations liturgique, l’Eglise ne peut que perdre son crédit ? 

 

Pro Liturgia

commentaires

Besonhé Maurice 14/10/2013 12:51


d'accord à 100°/° ils vont dans le mur depuis 50 ans: mais comme Hitler en son temps ils veulent que l'Eglise "crève" avec eux - comme pour l'Allemagne de 1945... Malheureusement pour nous
Catholiques, je crois (et j'espère que je me trompe) que l'humble François fait partie de ces malheureux : j'ai peur pour l'avenir...

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