Témoignage d'une fidèle de Belgique qui a passé à Colmar (Haut-Rhin) où elle est allée à une "messe" avec son mari : « La ville de Colmar est liturgiquement  dévastée... Mais existe-t-il une paroisse, un diocèse qui ne l'est pas ? Sur un mois de temps, j'ai pu constater que dans mon diocèse (Namur , anciennement celui de Mgr Léonard) la liturgie est tout aussi saccagée. Moi qui pensais que nous étions encore un peu préservés. C'est à en pleurer... S'agit-il encore de l'Eglise catholique ? Elle est si défigurée !! Voici un très bref récit de ce dimanche 10 avril - 5ème dimanche de Carême - à Colmar. Nous trouvons difficilement l'église, cachée entre de grands immeubles. L'entrée dans ce "bâtiment" n'est pas très engageante : tout d'abord son aspect architectural ressemble davantage à une piscine municipale . Heureusement, il est écrit au-dessus de la porte (nous ne pouvons appeler cela un portail bien sûr) : "Eglise Saint-Paul". Je ne me souviens pas avoir vu un seul signe religieux en entrant, mais il faut dire que nous avons tout de suite été accaparés par le sourire (forcé ?) et la poignée de main du prêtre en guise d'accueil, nous empêchant de nous imprégner progressivement de l'atmosphère "sacré" des lieux... Voyant mon trouble du moment, le prêtre m'indique l'entrée vers une porte (style coupe-feu) entr'ouverte qui mène vers un lieu ressemblant davantage à une salle de spectacle ou de conférence avec, dans le fond du choeur, l'inévitable panneau pseudo-catéchético-artistique. Pendant l'entrée du prêtre (sans chasuble, bien sûr) et d'un diacre, une dame se met de façon bien visible, en haut des marches, juste à côté de l'autel, pour dire: "Pendant le chant d'entrée, nous prendrons le chant "Dieu qui nous appelles à vivre", couplets 1 et 3". Puis le prêtre et le diacre s'asseyent en bas des trois marches, en sorte qu'ils deviennent invisibles au yeux de l'assemblée, laissant cette dame être en première vue : certainement, elle doit avoir un rôle très important. Puis la dame reprend la parole, comme si elle était elle-même la célébrante : "Pour la prière pénitentielle, nous prendrons le chant "Dieu qui nous appelle à vivre", couplets 2 et 4". Le reste de l'Ordinaire de la messe est du même acabit : aucun texte officiel. La communion est donnée par le diacre... et la dame-simili-prêtresse. Pendant que le prêtre attend, debout derrière l'autel, bras balants, que ça se termine. Ah ! oui.... Un chien se trouve dans l'assemblée. "Mignon petit toutou" qui, au passage ne manque pas de se faire caresser par les gens qui vont ensuite communier dans la main... Un point positif toutefois : l'attitude digne du diacre (mains jointes, à genoux pendant la consécration, etc.) qui a fait dire à mon mari: "Pauvre curé, il va en avoir du boulot pour le dévergonder !".

 

Mais sincèrement, la situation n'est pas meilleure chez nous en Belgique. Mon fils de 20 ans est allé le Jeudi Saint dans la paroisse de son amie : une longue table était dressée sur toute la longueur de la nef, les chaises étaient installées sur plusieurs rangées tout autour, les gens se faisant face; le prêtre célébrait côté portail puis est allé, au moment de l'Evangile et de l'homélie, dans le choeur. Une partie de l'assemblée tournait alors le dos au prêtre. Puis il est revenu à "la table" pour la "consécration" faite avec du pain ordinaire difficile à mâcher et qui faisait beaucoup de miettes. Pour la communion, c'était la cohue, personne ne semblait savoir par où se diriger... (cf : Rappel de Rome concernant ces absurdités liturgiques du Jeudi Saint). Dimanche dernier, mon mari est revenu d'un baptême d'un de ses élèves, un enfant de 7 ans, qui s'est déroulé pendant la messe dans une paroisse importante du centre de Namur. Voici le programme: édifiant !

- Chant d'entrée (refrain) : "Et puis, et puis, tu marches sur la mer, tu changes l'eau en vin, tu multiplies les pains: tu mets tout à l'envers..."

- Gloire à Dieu: inventé.

- Alleluia, alleluia, Jésus est vivant! (bis).

- Au moment du baptême: un texte de Frère Roger de Taizé.

- Après le baptême, proclamation de la foi (Credo): texte de Don Helder Camara : "Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants; je veux croire aux droits de l'homme, à la main ouverte, à la puisance des non-violents..."

- Offertoire : inventé.

- Saint le Seigneur : inventé.

- Prière eucharistique : inventée.

- Agneau de Dieu : inventé.

- Etc...

 

Tout cela suscite en moi un problème de conscience: dois-je encore demander à mes enfants d'aller à la messe ? ». Il n'est pas de notre compétence de répondre à cette dernière question. Par contre, ce témoignage prouve que des prêtres qui n'ont plus la foi catholique restent dans l'Eglise pour la démolir de l'intérieur et égarer les fidèles. Les évêques qui laissent faire ont une très lourde responsabilité.

 

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