Depuis le concile Vatican II, le lieu où se manifeste avec la plus grande visibilité la crise dans l’Eglise est la liturgie. En effet, une grave crise du sacré frappe la liturgie de plein fouet. Désormais, lorsqu’on assiste à une messe, c’est le célébrant qui apparaît comme le centre de l’action liturgique, mais ce n’est plus l’action elle-même, celle qui met Dieu et son adoration au centre de l’attention des fidèles ; cette dernière est comme diluée dans la communauté qui s’autocélèbre. Paradoxalement, la messe est aujourd’hui devenue le moment par excellence de la confiscation de la liturgie ; celle-ci est spoliée par la communauté locale qui se reflète dans la personnalité du pasteur qu’elle se choisit. Mais que gagne-t-on à aller à l’église, le dimanche, si c’est pour assister à une cérémonie transformée en un jeu de rôles permettant à un célébrant de s’investir dans des activités fictives, étrangères à la liturgie, rendant difficile de retrouver l’expression sacrée par laquelle l’Eglise affirme qu’il s’agit bien de la célébration du mystère pascal ? Alors que la Constitution Sacrosanctum Concilium, puis le Missel romain, affirment avec la plus grande netteté que les prêtres ne sont jamais autorisés à ajouter, modifier ou supprimer quoi que ce soit dans la liturgie, on constate que la majorité des célébrants - évêques y compris - ont pris l’habitude de transformer les rites : les messes deviennent partout des cérémonies personnalisées dans lesquelles le rite romain n’est plus qu’un vague schéma permettant l’adaptation de la liturgie aux fantaisies des célébrants ou aux exigences de la pastorale.

 

Désormais, les messes paroissiales ressemblent à tout... sauf à la célébration du mystère pascal. Elles sont des « spectacles » permettant à des « équipes liturgiques » de s’exhiber par l’exploitation des modes pastorales et des goûts du moment. Dans ce contexte, la norme liturgique n’existe plus : c’est chaque célébrant qui, en fonction de la complicité de l’assistance, introduit dans la messe ses ingrédients, ses fantaisies, ses lubies à la manière d’un thaumaturge. Le remplacement du chant grégorien par des musiques d’ambiance conduit à des réactions carrément anti-liturgiques : les fidèles ne viennent plus à la messe pour adorer mais pour se faire les maîtres d’une « cérémonie » au cours de laquelle le prêtre fait son « show » tandis que défilent des lecteurs (-trices), des animateurs (-trices). Cet emprisonnement de la liturgie dans artifices pastoraux ne peut que désacraliser le culte divin et conduire à ce que les fidèles, le dimanche venu, n’éprouvent plus le besoin d’aller à l’église.

 

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