La Liturgie n'est pas faite d'un empilement de rites et d'usages laissés à la libre disposition des célébrants; la Liturgie est un acte par lequel l'Église se dit elle-même aux hommes en se montrant habitée par le Dieu trinitaire; en même temps, la Liturgie présente de façon synthétique l'image de l'humanité en quête de Dieu et l'expression de toute l'aventure chrétienne. Dans une conférence sur "la nouvelle évangélisation" donnée le 10 décembre 2000, le Cardinal Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, avait déclaré :

 

 

http://img.over-blog.com/172x199/0/21/41/34/beno-t-xvi/cardinalratzinger.jpg« (...) On ne peut pas faire connaître Dieu uniquement avec des paroles. On ne connaît pas une personne si on ne la connaît que par ouï-dire. Annoncer Dieu signifie introduire à la relation à Dieu : Enseigner à prier. La prière est la foi en acte. Et ce n'est que dans l'expérience de la vie avec Dieu qu'apparaît aussi l'évidence de son existence. C'est pour cette raison que sont si importantes les écoles de prière, de communauté de prière. Il y a complémentarité entre la prière personnelle ("dans sa propre chambre", seul devant les yeux de Dieu), la prière commune "para-liturgique" ("religiosité populaire") et la prière liturgique. 
Oui, la liturgie est avant tout prière; sa spécificité consiste dans le fait que son sujet primaire, ce n'est pas nous (comme dans la prière privée ou dans la religiosité populaire), mais Dieu lui-même; la liturgie est actio divina, Dieu agit et nous répondons à l'action divine. Parler de Dieu et parler avec Dieu doivent toujours aller de pair. L'annonce de Dieu nous guide à la communion avec Dieu dans la communion fraternelle, fondée et vivifiée par Jésus-Christ. 
C'est pourquoi la liturgie (les sacrements) n'est pas un thème secondaire par rapport à la prédication du Dieu vivant, mais la concrétisation de notre relation à Dieu. Dans ce contexte, qu'on me permette une observation générale sur la question liturgique. Notre manière de célébrer la liturgie est souvent trop rationaliste. La liturgie devient enseignement; son critère est : se faire comprendre, ce qui aboutit bien souvent à la banalisation du mystère, à la prévalence de nos paroles, à la répétition de phraséologies qui semblent plus accessibles et plus agréables aux gens. Mais il s'agit d'une erreur non seulement théologique, mais aussi psychologique et pastorale. La vague d'ésotérisme, la diffusion des techniques asiatiques de relaxation et de vide mental montrent qu'il manque quelque chose dans nos liturgies. C'est justement dans notre monde d'aujourd'hui que nous avons besoin du silence, du mystère supra-individuel, de la beauté. La liturgie n'est pas l'invention du prêtre célébrant ou d'un groupe de spécialistes; la liturgie (le "rite") a grandi selon un processus organique au cours des siècles, elle porte en elle le fruit de l'expérience de foi de toutes les générations précédentes. Même si les participants ne comprennent probablement pas toutes les paroles, ils perçoivent leur signification profonde, la présence du mystère qui transcende toutes les paroles.
 Le centre de l'action liturgique n'est pas le célébrant; le célébrant n'est pas devant le peuple en son nom propre; il ne parle pas de lui-même et pour lui-même, mais in persona Christi. Ce ne sont pas les capacités personnelles du célébrant qui comptent, mais uniquement sa foi, dans laquelle transparaît Jésus-Christ. "Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse" (Jn 3, 30). (...) ».

 

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