Un certain nombre de fidèles « traditionalistes » répètent sans se lasser que la crise de la liturgie est le résultat du concile Vatican II, celui-ci ayant favorisé les messes au cours desquelles les célébrants font plus ou moins ce qui leur passe par la tête. Ou par la tête des membres de leurs équipes liturgiques. Mais où voit-on que le Concile a autorisé les prêtres à célébrer la liturgie de façon fantaisiste ? Nulle part. Rappelons une énième fois les termes de la Constitution conciliaire sur la Liturgie : « Le droit de régler l’organisation de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Eglise ; il appartient au Siège apostolique et, selon les règles du droit, à l’évêque. (...) C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut, de son propre chef, ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie. » (Art 22.) Et rappelons par la même occasion ce que dit le Missel romain (dans sa dernière version toujours introuvable en France) : « [Le prêtre célébrant] (...) se souviendra qu’il est le serviteur de la liturgie et qu’il ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe. » (Art 23-24.) On entend dire aussi que le Concile a supprimé l’usage du latin et du chant grégorien. Là encore, reprenons les textes officiels, les seuls qui ont autorité : « L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. (...) L’Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place. (...) On achèvera l’édition typique des livres de chant grégorien ; bien plus, on procurera une édition plus critique des livres déjà édités postérieurement à la restauration de saint Pie X. Il convient aussi que l’on procure une édition contenant des mélodies plus simples à l’usage des petites églises. » (Art. 36, 116-117). Et dans le Missel romain on lit : « (...) il n’est aucun catholique pour nier que le rite accompli en langue latine soit légitime et efficace (...). Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d’ailleurs, occuper la première place. » (Art. 12, 41.)

 

Alors ne serait-il pas bon de cesser une fois pour toutes d'attaquer le Concile et d'en faire l'origine de tous les problèmes ? La véritable origine de la crise actuelle, liturgique, doctrinale, est à chercher uniquement dans la désobéissance des clercs conjuguée à leur absence de formation solide. Et cette plaie est apparue bien avant le Concile, comme le montrent toutes les études sérieuses faites jusqu’ici : Vatican II n’aura été qu’un révélateur d’une crise qui couvait depuis des décennies mais que, par commodité, certains ne voulaient pas voir. Crise d'obéissance qui, à notre avis, était en grande partie due au fait qu’on a ordonné prêtres des jeunes gens « pieux, lisses et gentillets » mais qui n’avaient pas la vocation. Leur désobéissance n'est que l'expression de leur rancœur, de leur refus d'assumer un état sacerdotal qui n'est pas fait pour eux.

 

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