La Liturgie reçue de la Tradition vivante authentifiée par le Magistère garde, transmet et livre beaucoup plus de choses que n’en comprennent ceux qui la pratiquent, la gardent et la transmettent. Elle est un acte sacré dès lors qu’elle est déterminée par l’Autorité de l’Eglise et à ce titre, ceux qui estiment avoir le droit de l’arranger à leur façon sont des profanateurs. Comment un catholique fervent pourrait-il respecter une liturgie qui n’a aucune garantie d’orthodoxie puisqu’elle émane d’un esprit particulier ? En effet, tous ces clercs qui croient avoir toujours le vrai sens de la liturgie et exigent pour leurs cérémonies la même admiration qu’on accorde à la liturgie authentique se trompent et conduisent les fidèles à l’erreur. Du reste, il suffit de voir comment sont aujourd’hui « fabriquées » certaines messes paroissiales pour douter de leurs qualités et être certain qu’elles n’ont aucune garantie d’être l’expression de la foi catholique. Quand on a étudié la liturgie catholique, qu’on l’a tant soit peu pratiquée et que l’on considère sa dignité et sa valeur, on ne sait plus que penser de voir tant de prêtres, d’évêques, d’animateurs liturgiques s’approprier avec enthousiasme et respect les idées d’un seul homme, parfois sectaire, et imposer comme expression de la foi catholique tout ce qui a pu lui passer par la tête. C’est à croire que tous ces gens ont la prétention de se prendre pour l’Eglise à eux seuls.

Quel est le résultat de tout ça ? Chacun se sent désormais le droit de critiquer telle ou telle liturgie proposée ou imposée par tel ou tel curé de paroisse, même et surtout quand le curé en question propose la liturgie de l’Eglise. Dans cette situation, les plus courageux, les plus fervents, mais parfois aussi les plus laxistes et les moins avertis, continuent d’assister à la messe ; mais la plupart des fidèles, après quelques expériences qui les laissent sur leur faim, désertent les églises. Et il ne faudra pas s’étonner de voir une pratique dominicale en baisse constante ! On entend souvent dire que pour qu’une messe puisse porter du fruit, il faut que les fidèles puissent voir ce qui s’y fait, puissent comprendre ce qui s’y dit. Outre que cette conception de la liturgie n’est pas vraiment catholique, cette vision des choses comporte un grand danger : à force de tout vouloir comprendre à l’aide de la seule « raison raisonnante », on risque de transformer la liturgie en « leçon de choses » et de transformer l’église en salle d’étude. Qu’arrive-t-il alors ? On parle et on écoute, on chante sans arrêt des refrains dont l’indigence est devenue comme une spécificité de la musique qu’on entend dans les églises (en dehors des concerts) ... et il n’est pas certain que l’on prie. 

 

Deux résultats malheureux sont les fruits de cette méthode pastorale largement basée sur la compréhension analytique de la Liturgie : d’une part on occupe les fidèles par de l’activisme qui n’est pas la « participatio actuosa » voulue par Vatican II et d’autre part on les dispense de prier. On oublie que la véritable compréhension des choses de la liturgie se réalise par l’ « étude du cœur » qui se fait sans bruits de paroles et qui forma autrefois les Augustin, les Bernard, les Thomas d’Aquin, les Thérèse d’Avila... 

 

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