Le vrai sens de la Liturgie échappe-t-il même à certains évêques ?

L'histoire nous est racontée par un fidèle qui a assisté à la célébration :

 

 

 

« Je me permets de vous donner un petit aperçu - de mémoire - de cette très, très longue cérémonie. Pour y assister, il fallait un carton d’invitation « spécial » que peu de catholiques moulinois pratiquants ont obtenu. Un responsable du service d’ordre m’a toutefois laissé entrer par gentillesse, car j’avais un carton « non spécial ». La cérémonie a duré environ trois heures et demie... C’était beaucoup trop long pour un si mauvais spectacle ! Des écrans de télévision partout... même devant le chœur ! On avait totalement oublié que la liturgie est pour Dieu et non pour des spectateurs occasionnels. Au moment du « signe de la Paix », j’ai vu des gens regarder l’Evêque sur l’écran alors qu’il était à trois mètres d’eux. La TV, c’est mieux que le « live » ! Dans les bas-côtés, des écrans gigantesques permettait de tout voir en gros plan : la caméra zoomait sur l’autel... et surtout sur des évêques en train de dormir profondément. Un peu partout et tout le temps, des dames très élégantes trottaient avec leurs appareils photos. Sans doute la presse... On a eu droit à d’interminables discours de bienvenue ponctués de grosses blagues et de franches rigolades se communiquant du prêtre ou du « laïc en responsabilité » à la foule ; on a eu droit à des applaudissements à tout rompre : « Quand les applaudissements font irruption dans la liturgie, c’est un signe très sûr qu’on a perdu l’essence de la liturgie, et qu’on l’a substitué par une sorte de divertissement de type religieux », nous disait Benoît XVI qui n’a jamais été écouté par nos évêques. Au début, un long discours sur l’état de la foi dans l’Allier : tout est catastrophique... plus personne ne va à l’église... il faut s’y faire... mais ceux qui restent sont les plus motivés, donc tant mieux. Bref, on nous a recuit le baratin qu’on entend depuis 50 ans. Présentation de tous les autres cultes ; salutation du président du Conseil Général (communiste), des représentants protestants, musulmans et juifs invités et présents dans la cathédrale. On nous annonce qu’il y a même maintenant une mosquée à Moulins. Au moins, j’aurais appris quelque chose en venant...

 

Je passe sur le discours de présentation du département par une laïque : un bla-bla prétentieux et ridicule, avec une chute sirupeuse à souhait. De mémoire - mais je puis me tromper - cette dame est une adepte du mouvement Rudof Steiner ; c’est du moins ce que m’avait dit un jour un photographe qui en faisait partie lui-même et avait publié un livre avec elle. Ah ! J'oubliais ! Le discours des amis de Chartres de Mgr Percerou, avec en finale la chute pour faire rire : « Moi qui suis son médecin personnel, je peux vous dire qu’il a une excellente santé ! » On a tous bien rit ! Pour la lecture de l’Evangile, malgré un nombre impressionnant d’enfants de chœur, ce sont deux grandes filles à queues de cheval qui ont été sélectionnées pour tenir les cierges devant l’Evangéliaire : pas de machisme dans l’Eglise ; il faut la parité hommes-femmes ! Le sermon était si long et si assommant que j’ai regardé sur le livret pour savoir qui était cet évêque qui prêchait : Mgr Hippolyte Simon. La chorale était dans le chœur, bien sûr bien en vue, alors que les laïcs n’ont pas à y être. Au moment du « Credo », Mgr Percerou cafouillait et se trompait : il devait sans cesse regarder sur sa fiche le texte à réciter. Au moment de la consécration, comme il y avait beaucoup de concélébrants, on les a entendu si distinctement dire « Ceci est mon corps... » qu’une partie de la foule s’est aussi crue autorisée à dire aussi ces mots à haute voix, fière de savoir les paroles ! Que c'est beau, une Eglise vivante... où les fidèles peu nombreux mais très motivés ne savent plus ce qu’est une célébration eucharistique ! C’est sûr : c’est parmi eux qu’on trouvera les animateurs liturgiques de demain. A la fin de la Prière eucharistique, derrière moi, l’énorme groupe des dames venues de Chartres a chanté à tue-tête le « par Lui, avec Lui et en Lui... » . Bien sûr aucune possibilité de s’agenouiller, les chaises étant collées les unes aux autres. Nous avons eu droit à des chants (faux) d’enfants ainsi qu’à des voix féminines, tout ça accompagné d’un synthétiseur qui faisait des sons de gouttes d’eau qui tombent. C’était très psychédélique. Peut-être ces musiques se voulaient-elles angéliques, mais ça m’a surtout rappelé le début de la chanson de la leçon de musique dans « Les Aristochats ». Seul moment de recueillement paisible pour moi : la litanie des saints. J’étais venu avec mon petit garçon de 7 ans pour lui faire vivre la beauté de la liturgie lors de l’intronisation d'un évêque... Hélas, j’avais complètement oublié que sous le mot « liturgie », les évêques de l’Eglise-qui-est-en-France ne mettent pas la même chose que les catholiques romains. »

commentaires

dark 13/10/2016 23:08

j'y étais et n'ai pas du tout eu cette impression de scrogneugneu d'antan !!!

vermeren 16/07/2016 21:54

Quel est cet anonyme qui n'ose pas signer son brulot ???

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