jean23.jpegPour mieux comprendre la situation dans laquelle se trouve la foi catholique au moment où le concile Vatican II va se lancer dans l’élaboration d’un plan de restauration de la liturgie lié à la connaissance que l’Eglise a d’elle-même, il est utile de reprendre quelques paroles éclairantes du Bx Jean XXIII. S’adressant à la Congrégation des Séminaires et des Universités catholiques, le 17 juin 1961, le Pape déclare : « Afin que la loi de la croyance soit fixée par la loi de la prière, Le Siège Apostolique, dès les débuts de la religion chrétienne, eut coutume d’inculquer ceci : « outre les décisions inviolables par lesquelles les saints Pères, rejetant l’orgueil d’une funeste nouveauté, ont enseigné le devoir de rapporter à la grâce du Christ et le début du bon vouloir et l’augmentation d’un zèle éprouvé et le persévérance jusqu’au bout, considérons les prières sacerdotales, qui, reçues des Apôtres sont uniformément employées dans le monde entier et dans toute l’Eglise catholique ». Afin que les ecclésiastiques et les fidèles instruits s’y appliquent avec un zèle actif, les Pontifes Romains ont constamment exhorté à considérer plus à fond et à procurer de toute façon « le lien entre le dogme et la sainte liturgie, de même qu’entre le culte chrétien et la sanctification du peuple » : à notre époque par la Constitution Apostolique Divini cultus de Pie XI d’heureuse mémoire, et surtout par l’Encyclique Mediator Dei, publiée le 20 novembre 1947 par son successeur Pie XII de sainte mémoire (...). » L’enseignement que donne ici le Souverain Pontife est on ne peut plus lumineux : le lien entre la liturgie et le dogme est tellement étroit, qu’une modification de la liturgie ne saurait être bénéfique que dans la mesure où elle traduira un approfondissement du dogme et où elle procurera, par là-même, une plus grande sanctification du peuple chrétien. Le Bx Jean XXIII rappelle donc que, dans le domaine liturgique, un changement pour le seul plaisir de changer conduirait inévitablement à un échec, tout comme des adaptations qui, trop tributaires de la pastorale ou des modes, ne tiendraient plus suffisamment compte du dogme.

 

Le 15 avril 1962, le Bx Jean XXIII s’adresse cette fois-ci aux évêques, gardiens de la liturgie : « Quel que soit le déroulement des choses et des temps, la charge épiscopale ne pourra absolument pas porter de fruits abondants si ceux qu’on appelle à juste titre « Sacrorum antistites » ne se soucient pas de saturer leurs travaux par une prière abondante comme par une suave rosée. Et d’abord il leur faut puiser l’abondance des grâces divines au très saint Sacrifice de l’autel. C’est par lui surtout que le prix du sang répandu par le Christ est appliqué aux hommes. De ce même sacrifice, là où chaque prêtre entre comme dans une étreinte mystique avec le Christ, l’évêque ne peut pas ne pas trouver un pieux soulagement à ses travaux, surtout s’il célèbre très religieusement, s’il se prépare saintement, et s’il s’acquitte ensuite des actions de grâces dues au Dieu immortel et très bon. Si en effet les fidèles du Christ les plus pieux et les plus éprouvés se distinguent par leur piété envers le très auguste sacrement de l’Eucharistie - et c’est là une note propre et certaine - comment les évêques ne vénéreraient-ils pas ce sacrement avec une piété très vive pour y puiser, comme à leur source principale, grâce, consolation, force et sérénité ? Comment eux, ne souhaiteraient-ils pas avec ardeur se porter au sanctuaire de l’auguste sacrement et s’y maintenir, enflammés par le désir du repos au milieu des travaux et des soucis croissants de leur office ? (...) ». Enfin, s’adressant à tous les prêtres le 26 mai 1962, le Souverain Pontife déclare : « Que les prêtres veillent aussi à ne pas s’abandonner totalement à l’agitation et aux œuvres extérieures du saint ministère. Car une soif d’agir qui ne serait pas contrôlée conduit peu à peu l’âme à l’indigence ; et le bien de la paroisse pas plus que les multiples intérêts du diocèse ne peuvent la justifier. De plus, elle ne peut pas ne pas causer un grave préjudice aux candidats au sacerdoce. Comment, en effet, des adolescents pourront-ils apprécier comme il faut la gravité de la charge sacerdotale si, portant les yeux sur le prêtre, ils ne peuvent pas trouver en lui un exemple de perfection à imiter ? Mais pour qu’ils puissent présenter un modèle à suivre, que les prêtres se souviennent des devoirs principaux de leur charge: offrir dignement le Sacrifice de l’autel, annoncer la Parole de Dieu, administrer les sacrements, visiter les malades - surtout ceux qui sont proches de la mort -, instruire ceux qui ne connaissent pas la foi. Le reste, qui ne tient pas à ces obligations, doit être laissé de côté ou bien toléré en dernière place. »

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