Le ministre ordonné - le prêtre - constitue une intensification du sacré au sein de l’Eglise : par là, il rend le sacré présent au sein du profane, pour sa sanctification. A la suite du Concile mal compris et mis en œuvre de façon défectueuse, beaucoup ont cru qu’ils allaient rendre service à l’Eglise et faire progresser la vie chrétienne en éliminant la distance entre le sacré et le profane : les églises ont été dépouillées ; les autels ont été remplacés par des constructions placées en avant des sanctuaires ; les célébrants se sont mis à bavarder de plus en plus et à célébrer de moins en moins, les bancs de communions ont été arrachés ; les agenouilloirs ont été supprimés ; les vêtements liturgiques ont été remplacés par des « chemises-prénatal », les cierges et les encensoirs ont été rangés dans des placards... On pensait que tout devait être tenu pour sacré, que tout geste, tout comportement pouvait exprimer le sacré. 

 

Pourtant, sans espaces et sans temps ordinaires, il n’y a plus d’espaces et de temps extraordinaires : sans distinction du profane, le sacré cesse d’exister. Ou plus exactement, il se déplace : il quitte nos églises pour être récupéré, par exemple, par les grandes manifestations sportives ou politiques. Là où l’on déclare que tout peut être sacré, tout est désacralisé pour se dissoudre dans un sécularisme envahissant et mortifère. Déclarer qu’il n’y a ni personne, ni lieu, ni objet distinct des autres quant à sa relation à Dieu mène à la disparition de toute espèce de réalité sacrée : la vie humaine finit alors par perdre elle-même son caractère sacral. Le ministre ordonné, par son caractère sacral mis en évidence à travers des gestes et des comportements spécifiques doit nous rappeler la Source de toute existence.

 

Sans le sacré dont l’expression la plus haute se trouve dans la liturgie, le monde profane tombe dans le « sécularisme », dans la « profanité » conquérante. Sans le surnaturel, la nature se dégrade et finit par se trouver « dénaturée ». Pour l’homme, il est contre nature d’agir en toute morale, de ne pas chercher son propre bien et le bien des sociétés. Mais c’est pourtant ce qui arrive quand on perd de vue le sacré, quand on chasse les expressions du sacré hors des sanctuaires. Sans le sacré, l’expression du surnaturel, la personne humaine dégénère du fait de l’immoralité qui la déshumanise. Sans Dieu, l’homme ne peut même plus demeurer ce qu’il est par nature. Au fond, n’y a-t-il pas un lien entre la désacralisation de nos liturgies paroissiales et le fait qu’il faille maintenant descendre dans les rues pour manifester contre le « mariage pour tous », lequel n’est au fond qu’une conséquence de la déshumanisation de nos sociétés privées de sacré ?

 

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