Mass3 HolyMass06HD’après le professeur Feulner, professeur de théologie à Vienne, tout prêtre peut célébrer la messe en se tenant devant l’autel et « face à Dieu ».
Lors d’une interview pour le journal « Der Sonntag », il a précisé que « dans aucun document du concile Vatican II, et surtout pas dans la Constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium (1963), il n’est écrit que le prêtre doive célébrer versus populum, c’est-à-dire en faisant face au peuple ». Le professeur Feulner explique que « le document de référence en ce qui concerne les changements à opérer après le concile Vatican II est l’Instruction Inter Oecumenici (1964). » On lit dans ce texte que l’autel devrait, dans la mesure du possible, être placé à distance du mur du fond du chœur, de telle façon que l’on puisse facilement en faire le tour et célébrer face au peuple.
Cette directive, qui était au départ plus un conseil qu’une obligation, a pourtant rapidement conduit à ce que presque partout dans les églises catholiques on a vu fleurir ces autels ramenés au plus près des fidèles dont on a fait, comme le dit Feulner, « la conquête la plus visible » du Concile - bien que cette disposition de l’autel ait eu cours, par endroits, dès avant le Concile -.
Le professeur Feulner rappelle cependant que la Congrégation pour le Culte divin avait dans le même temps précisé qu’il n’y avait aucune obligation à célébrer la messe face au peuple. Il cite même plusieurs rubriques du missel actuel qui supposent, de façon plus ou moins explicite, que la célébration versus Dominum est la règle. Par exemple lorsqu’on lit la rubrique avant l’Orate fratres : « puis debout au milieu de l’autel, tourné vers le peuple, il (le prêtre) dit... »
. De même pour le geste de paix, ou au moment de présenter l’hostie aux fidèles ; et au contraire lorsque le prêtre s’apprête à communier on lit : « tourné vers l’autel... ».
 Lorsqu’on l’interroge sur les raisons qui font que la plupart du temps le prêtre fait aujourd’hui face à l’assemblée des fidèles, le Prof. Feulner répond que cela découle de l’insistance sur l’Eucharistie vue comme un repas, et sur l’invitation faite par le Concile à une « participation active » au déroulement de la célébration. Et il poursuit : « Ce faisant, on oublie toutefois qu’on ne peut opposer dans l’Eucharistie l’aspect repas et l’aspect sacrificiel, que ces notions ne s’excluent pas mutuellement. Tout au contraire, il faut comprendre que le Sacrifice eucharistique s’accomplit partiellement sous la forme d’un repas. »

 

Le théologien viennois nous renvoie alors à la dimension cosmique de la liturgie, et à l’orientation de la prière (ad orientem) : « L’Orient est le symbole du Ressuscité au matin de Pâques, de Celui qui est monté aux Cieux, du Christ qui reviendra à la fin des temps (Mt 24, 27 ; Ap 7, 2) ». 
A la question de savoir si le prêtre a le droit de célébrer en tournant le dos aux fidèles dans le cas où il existe un autel face au peuple, Feulner répond que les deux façons de célébrer sont justifiées : « D’après les règles liturgiques en vigueur actuellement, tout prêtre peut décider de se placer, à partir de l’Offertoire, devant l’autel, même s’il est détaché du mur, et de célébrer versus Dominum, c’est-à-dire orienté de la même façon que la communauté, ce qui correspond à une ancienne tradition chrétienne datant de l’Antiquité. »



 

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