Qui se souvient de cette joyeuse époque où l’on chantait dans les paroisses « pour inventer la liberté, brisons nos chaînes de solitude », où l’on apprenait dans les séminaires diocésains - car il y en avait encore ! - à composer des prières eucharistiques sauvages et à se gaver d’exégèse bultmanienne, où l’on disait aux jeunes prêtres qu’il fallait à tout prix dépoussiérer les paroisses en supprimant les processions, la dignité de la liturgie, le latin et le grégorien ? Qui se souvient de cette époque où l’on se réjouissait de voir les églises se vider en disant qu’à défaut d’avoir des fidèles en nombre, on aura des fidèles de qualité dont la motivation permettra de redynamiser l’Eglise, les paroisses, les communautés chrétiennes ? Qui se souvient de cette époque où l’on a imaginé des catéchèses vides qui, ajoutées à des liturgies creuses agrémentées de chants accompagnés à la guitare et à la batterie, devaient attirer les jeunes à la messe du dimanche ? Qui se souvient, en fin, de cette époque, où les candidats à la prêtrise qui ne voulaient pas cautionner cette auto-démolition de l’Eglise, ont quitté les séminaires en masse, pour la plus grande joie d’évêques qui ne voulaient surtout pas ordonner prêtres des jeunes trop classiques, trop « romains », trop demandeurs d’une formation solide à la prêtrise ?

 

Aujourd’hui, on paie le prix fort de ces égarements contre lesquels s’étaient pourtant élevées des voix autorisées. Et les évêques de France, récemment réunis à Lourdes, s’inquiètent de la situation dont ils sont les héritiers. Malheureusement, leurs inquiétudes ne les poussent pas à proposer des solutions énergiques. L’un d’eux, Mgr Jean-Claude Boulanger, Evêque de Bayeux-Lisieux, vient de constater que les candidats au sacerdoce « ont une grande attente à l’égard de la liturgie, car ils sentent que c’est là qu’ils vont se ressourcer. » Ah bon ? Voilà 50 ans que les fidèles - et pas seulement les candidats au sacerdoce - ont une « grande attente à l’égard de la liturgie ». Et qu’ont fait nos évêques pour répondre à cette attente ? Rien. Strictement rien. Ce qui est aujourd'hui encore encouragé dans les paroisses, ce n’est pas le respect de la liturgie de l’Eglise, mais les messes expérimentales. Comme au bon vieux temps où l’on croyait aux vertus d’une pastorale de l’enfouissement greffée sur l’ignorance des enseignements magistériels.

 

Autant dire que le redressement de l’Eglise, en France, n’est pas pour demain.

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