Le titre et les premières lignes de la constitution dogmatique conciliaire Lumen Gentium, consacrée à l’Église sont comme suit : « Le Christ est la lumière des peuples; réuni dans l’Esprit Saint, le saint Concile souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes les créatures la bonne nouvelle de l’Évangile, répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église ». Dans l’incipit de son document le plus important, le dernier Concile reconnaît donc que ce qui constitue la source de l’Église n’est pas l’Église elle-même mais la présence vivante du Christ qui édifie personnellement l’Église. La lumière qu’est le Christ se reflète dans l’Église comme dans un miroir. La conscience de cette donnée élémentaire (l’Église est le reflet dans le monde de la présence et de l’action du Christ) éclaire tout ce que le dernier Concile a dit sur l’Église. Le théologien belge Gérard Philips, qui fut le principal rédacteur de la constitution "Lumen Gentium", mit justement en évidence cette donnée dans son monumental commentaire du texte conciliaire. Selon lui, « la constitution sur l’Église adopte dès le départ la perspective christocentrique, perspective qui s’affirmera fortement au cours de toute l’exposition. L’Église en est profondément convaincue : la lumière des peuples rayonne non à partir de l’Église mais de son divin Fondateur ; et pourtant l’Église sait bien que, se reflétant sur son visage, ce rayonnement atteint l’humanité entière ». Une perspective reprise jusque dans les dernières lignes du même commentaire dans lesquelles Philips répète que « ce n’est pas à nous de prophétiser sur l’avenir de l’Église, sur ses insuccès et ses développements. L’avenir de cette Église, dont Dieu a voulu faire le reflet du Christ, Lumière des Peuples, est dans Ses mains ».

 

La perception de l’Église comme reflet de la lumière du Christ rapproche le Concile Vatican II des Pères de l’Église qui, dès les premiers siècles, recouraient à l’image du "mysterium lunae", le mystère de la lune, pour suggérer quelle était la nature de l’Église et l’action qui lui convient. Comme la lune, « l’Église brille non de sa lumière propre mais de celle du Christ » (« fulget Ecclesia non suo sed Christi lumine »), dit saint Ambroise. Tandis que, pour Cyrille d’Alexandrie, « l’Église est auréolée de la lumière divine du Christ, qui est l’unique lumière dans le royaume des âmes. Il y a donc une seule lumière : l’Église brille aussi cependant dans cette seule lumière, mais elle n’est pas le Christ lui-même ».

 

Texte de Son Eminence le Cardinal Georges Cottier, Théologien émérite de la Maison Pontificale

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