joubert_scout.jpg1. Le scout met son honneur à mériter confiance

 

Quand on monte dans un avion, on prend, certes, des risques, mais on fait confiance au pilote, parce qu’on est sûr qu’il connaît bien son métier et qu’il ne fera rien pour mettre notre vie en danger. De même quand il nous faut passer par les mains d’un chirurgien. S’il fallait sans cesse se méfier de ses partenaires ou de ses voisins, la vie deviendrait vite infernale. Là où dominent les faux-jetons, la vengeance et la haine sont, souvent, inévitables. Un scout peut avoir 36 défauts, mais il n’est pas une girouette ! On ne peut être sûr que quand il donne sa parole, il la tient, quoi qu’il advienne. C’est pour lui une question d’honneur.

 

 

 

2. Le scout est loyal à son pays, ses parents, ses chefs et ses subordonnés

 

Le contraire de la loyauté, c’est la fourberie, la combine, la trahison. Pour qu’une Patrie ait un avenir, pour qu’une famille connaisse le bonheur, pour qu’un équipage de course ait ses chances de victoire, il faut pouvoir compter sur la droiture de chacun de leurs membres. Les magouilleurs sont, toujours et partout, des porte-malheur. Dans sa patrouille, comme dans sa vie de tous les jours, le scout tient son poste à coup sûr, dût-il en souffrir ou même en mourir ! On peut compter sur lui les yeux fermés. Il sait distinguer le blanc du noir … et le courage de la lâcheté. Avec lui, on peut construire une Église, une équipe qui gagne, une famille.

 

 

 

3. Le scout est fait pour servir et sauver son prochain

 

Dès l’instant qu’une obsession de « chacun pour soi » s’empare d’un peuple ou d’une communauté chrétienne, on peut être sûr de les voir tomber en faillite ou en décadence, en passant par la guerre civile et la haine. Au début le « chacun pour soi » amuse, c’est à la fin que ça fait très mal ! On n’ose même plus compter les morts. Depuis que l’esprit chevaleresque a fini par mettre un peu de bleu dans notre ciel, il y a, heureusement, des hommes qui prennent plaisir au plaisir des autres. Éclairés par la parabole du bon samaritain, ils savent qu’un geste de don, un seul geste, parfois, peut sauver un malheureux du désespoir. C’est pour eux une vocation. On croirait qu’ils ont été faits pour ça, comme les médecins sont faits pour soigner les malades. Les scouts appartiennent à cette catégorie. Ils sont de ceux qui, par leur don, sèment la joie de vivre sur leur passage.

 

 

 

4. Le scout est ami de tous et frère de tout autre scout

 

Les scouts, entre eux, ne sont pas seulement des copains qu’aurait rassemblés le hasard pour courir après une aventure éphémère, mais bien des frères d’une même tribu, engagés dans une même aventure pour changer le monde … en mieux. Pour être capable d’une amitié ouverte à tous … en vérité, il faut d’abord commencer par la fraternité vécue avec ses proches. C’est autrement plus efficace que les discours sur la solidarité. En 1920, après la terrible guerre qu’avaient perpétrée leurs parents, des milliers de scouts de tous les pays d’Europe se retrouvèrent au Jamboree de Londres pour enterrer la haine et fêter leur communion fraternelle. La fraternité scoute, aujourd’hui, de l’Est à l’Ouest, et dans le monde entier, pose des bases pour un monde meilleur.

 

 

 

5. Le scout est courtois et chevaleresque

 

Il y a « des manières » de rendre service qui donnent à ceux qui en bénéficient l’impression qu’on trouve plaisir … à les aider. Offrir sa place à un grand-père, souhaiter l’anniversaire à sa maman, aider l’Aumônier à ranger sa valise-chapelle, c’est, pour un garçon qui n’est pas un pleutre, un geste normal. Mais il y a des « petits suppléments » qui ne coûtent rien, des discrétions qui sont signes d’amour des surprises qui multiplient par cent la qualité du service que l’on rend. La fleur qu’on glisse dans un cadeau, la carte postale qu’on adresse en remerciement au paysan qui nous a reçu pour un camp. Le scout en est le spécialiste. On n’a pas toujours l’occasion de sauver les survivants d’un sous-marin en détresse ! Mais, quand on est observateur, on a tous les jours l’occasion de nettoyer les abords d’un puit dans une ferme près de laquelle on camp ou de redresser un calvaire et d’y mettre des fleurs – d’enlever un arbre tombé en travers d’un chemin ou de réparer une barrière endommagée – de faire discrètement une petite vaisselle pendant que sa mère est partie faire les courses – de se lever 5 minutes avant les autres, pour cirer les chaussures des boys de sa patrouille.

 

 

 

6. Le scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu. Il aime les plantes et les animaux

 

http://idata.over-blog.com/0/21/41/34/scoutisme2.jpgIl est de ceux qui aiment regarder le ciel avec ses myriades d’étoiles ou se mettre à l’affût pour admirer un cerf qui mène boire ses biches. Sa passion pour les camps sauvages vient de là. Les montagnes couvertes de neige l’attirent, les lacs et leurs reflets célestes l’émerveillent, l’étonnante musique d’une source au creux d’un rocher le séduit. Il sait faire silence, marcher lentement, s’arrêter. Quand on a les yeux sensibles à la beauté, les oreilles accueillantes à l’harmonie, le goût de l’espace et de sa grandeur, on n’est pas loin de découvrir la présence de Dieu partout. C’est par ces signes, qu’il aime à se faire aimer.

 

 

 

7. Le scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié

 

Il y a quelques années, dans une raffinerie, près de Lyon en France, où travaillaient 30 ouvriers, les ordres étaient parfaitement clairs : « défense absolue de fumer » ! Mais un individu, qui se croyait au-dessus des lois de la nature, alluma quand même une cigarette. On entendit l’explosion à 15 km … et les pompes funèbres furent débordées.

 

 

 

8. Le scout sourit et chante dans ses difficultés

 

Il considère les difficultés comme normales. Il ne change pas d’humeur avec la météo. Il ne craint ni la pluie, ni le froid, ni le soleil. Le scoutisme est une école anti-panique. On y apprend à garde son sang-froid quand les gens s’affolent. Ça permet de voir plus clair et plus loin. Souvent, des vies humaines ont été sauvées par un homme qui avait su garder sa tête.

 

 

 

9. Le scout est économe et prend soin du bien d’autrui

 

L’Airbus, qui est un avion européen dont la construction procure du travail à des milliers d’ingénieurs et d’ouvriers, a su se tailler une part appréciable du marché mondial parce qu’il dépense 25 % de moins que ses concurrents. L’économie est une source de progrès pour les individus comme pour les sociétés. Le gaspillage est « une manie de gosses de riches » et, sans doute, même un péché ! Il procède d’un mépris du travail de ses parents et d’une certaine manière, il constitue une insulte à l’égard de ceux qui n’ont pas le nécessaire. Il révolte les pauvres et devient vite une source de haine. Le gaspillage ne convient guère qu’aux têtes sans cervelle. Le scout, lui, est économe. Au camp, il ne jette rien à terre. Il sait entretenir une tente. C’est une question de style. Dans la vie, il en fait autant.

 

 

 

10. Le scout est pur dans ses pensées, ses paroles, et ses actes

 

Dans un lycée de 500 élèves, on en trouve de tout acabit ! Des m’as-tu-vu, qui en savent toujours plus que leur maître, des braillards, qui ne tolèrent pas la moindre réplique, des soi-disant affranchis, à qui rien ne résiste. On n’est pas obligé, faut-il le dire, de les considérer comme des héros à suivre.  Ce « petit monde » est, d’ailleurs, à l’image du grand. La pureté n’y est pas tellement à la mode. Les brutes, partout, ont la vedette, les exhibitionnistes salaces, les casseurs sexuels les plus orduriers. Les médias leur servent de promontoire. La femme, pour eux, n’est qu’un animal à plaisir et l’homme, un jouisseur qui a tous les droits. Ça rapporte, parait-il, un argent fou. On en voit que trop, malheureusement, ce que produit cette explosion effrénée : des couples qui se brisent en quelques semaines, des familles innombrables éclatées, des sinistroses en quantité. Mais, en ce qui concerne la mode, le scout est, grâce à Dieu, plutôt de ceux qui s’en méfient. Il n’a pas une mentalité d’apprenti-mouton. La sexualité est un phénomène naturel. On n’a pas à en avoir peur ! Mais comme on est un homme … et non pas un chien, il faut, naturellement, apprendre à en contrôler les impulsions ou les instincts. C’est même la plus généreuse de nos forces, car c’est par elle que passe ma vie ! Raison de plus de ma maîtriser. Un jeune qui rêve de bel amour et qui n’a pas perdu la tête comprend très bien que c’est sur les sommets qu’il risque de rencontrer celle avec qui il pourra faire « chanter la vie » ! Et non dans les bas-fonds. Or, la route de l’amour authentique passe par le respect de l’autre. On ne prononce jamais une parole qui puisse gêner ses compagnons, on ne se permet aucun geste qui puisse troubler l’âme neuve d’une fille. La pureté est une force, une vertu … d’homme entier.

 

Michel Menu, in « devenir scout, une aventure »

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yoh 24/02/2016 18:20

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