Ce qui manque le plus à la majorité des évêques de France, c’est le courage de dire la vérité. Une vérité qui tient en ces mots : tous les grands projets pastoraux de ces 50 dernières années, lancés à grands renforts d’onéreuses publicités, ont conduit à vider les églises et à déchristianiser les fidèles. De « Pierres vivantes » aux actuels « synodes diocésains » en passant par les absolutions collectives, les messes minimalistes en rupture avec l’héritage liturgique de l’Eglise, la « prêtre academy », la mise en place d’EAP (équipes d’animation pastorale)... tout à fait lamentablement flop. Les chiffres le disent clairement et contredisent les promesses épiscopales : 3% de pratique dominicale, de moins en moins d’enfants catéchisés, de moins en moins de jeunes acceptant de faire leur profession de foi...

 

 

Il est vrai que  les célébrations grotesques auxquelles ont leur demande de participer ne peuvent pas leur donner l’envie, pour peu qu’ils réfléchissent, d’être membres de l’Eglise. Et un effondrement dramatique des vocations sacerdotales... Le problème, c’est qu’on s’habitue à cette situation. Tout comme on s’est d’ailleurs habitué à des clercs sans tenue célébrant ces liturgiques paroissiales sans relief qui ont fait dire à un célèbre cardinal belge qu’elles ressemblaient à de mauvais spectacles qui ne valent pas le déplacement. Derrière les réunions épiscopales d’où émanent de nouveaux projets et de nouveaux documents se cache une pusillanimité dont Mgr Gaidon s’était fait l’écho dans l’un de ses derniers ouvrages :  « Un évêque français entre crise et renouveau » (éd. de l’Emmanuel). Nos évêques ont peur de voir la vérité et de la dire. Mais les fidèles ne sont pas dupes : ils savent désormais qu’à de rares exceptions près, tout nouveau projet pastoral diocésain ne sera qu’une figure de style : comme de précédents programmes, il n’aura aucune chance d’être appliqué et de donner de bons fruits. Et sur le marché des synodes diocésains ou des rassemblements dits « festifs », les grands-messes célébrées dans les stades ou les salles de spectacles ne sont qu’une sorte de publicité mensongère visant à « faire croire que ». 

 

L’épiscopat français, qui rêvait d’une Eglise « cool » et d’une religion « soft, ne semble plus en mesure de prendre les décisions qui permettraient de redresser la situation des diocèses et des paroisses : il se contente de créer de nouvelles « unités paroissiales », de nouvelles « zones », de nommer des « équipes d’animation ». Autant de structures qui visent une fois de plus « à faire croire que ». Le spectacle est complet. Il est aussi pitoyable.

 

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