Il faut remercier notre pape Benoît XVI d'avoir libéralisé la forme "extraordinaire" du rite romain en précisant qu'elle n'était qu'une des deux façons de célébrer la liturgie. Nous lisons bien : une des deux façons. Il n'y en a que deux : tout ce qu'on nous sert dans nos paroisse qui s'éloigne de l'une de ces deux formes doit être fermement refusé au motif qu'il ne s'agit que de falsifications, d'inventions, de pitreries... par lesquelles on interdit aux fidèles de participer à la célébration de la foi de l'Eglise. Grâce à son Motu proprio Summorum pontificum puis à l'Instruction Universae Ecclesiae qui en précise les modalités d'application, le Souverain Pontife permet à tous les fidèles attachés à l'authentique liturgie de l'Eglise célébrée dans toute sa dignité - quelle que soit sa forme - de se sentit décomplexés et libérés. Chaque fidèle peut désormais, à son curé, à son évêque, parler de liturgie sans qu'on lui claque la porte au nez ou sans qu'on l'écoute avec un sourire laissant clairement sous-entendre qu'il est considéré comme le tenant de célébrations anachroniques et "pastoralement" déviantes. Grâce au Motu proprio de Benoît XVI, chaque fidèle doit "oser une parole forte" - comme on dit dans le jargon du cléricalement correct - pour réclamer que soit respectée l'une des deux formes de la liturgie de l'Eglise.


On peut demander aux curés de paroisses et aux évêques la forme "extraordinaire". C'est un droit et un droit ne se discute pas. Mais il faut aussi se souvenir qu'à l'échelle de l'Eglise universelle, les fidèles attachés à cette forme "extraordinaire" de la liturgie romaine demeurent largement minoritaires : ils ne forment que quelques "petits cercles", comme l'avait fait remarquer Benoît XVI lui-même (Cf. Lumière du Monde, Ed. bayard, p. 144). La forme "extraordinaire" du rite romain ne concerne donc directement que des fidèles appartenant à ces "cercles" : ils sont déjà convaincus mais leur rayonnement à l'échelle de l'Eglise universelle demeurera certainement faible. Bien entendu, au nombre des convaincus peuvent aussi s'ajouter des fidèles qui, occasionnellement, assisteront à une messe célébrée avec le missel du Bx Jean XXIII. Mais ces fidèles-là n'auront-ils pas tendance à considérer les lieux où se célèbre la forme "extraordinaire" comme de simples conservatoires de ce qui ne représente plus à leurs yeux qu'un folklore liturgique ? "Ça m'a rappelé des souvenirs d'enfance", disait une dame au sortir d'une messe tridentine à laquelle elle était allée parce que, ce dimanche-là, l'horaire lui convenait. Par là, elle exprimait le danger que courent certaines "petits cercles" où l'on se refuse à s'ouvrir à la vraie forme "ordinaire" de la liturgie. Conjointement à ces "îlots liturgiques" où l'on préfère la forme "extraordinaire" du rite romain, existe une réalité ecclésiale tout autre et bien plus alarmante : c'est cette que constituent ces très nombreuses communautés paroissiales où les fidèles - et surtout les prêtres - ont perdu tout sens de la liturgie et célèbrent en respectant "ce qui se fait sur place" et non ce qui devrait se faire partout. Là est le vrai problème devant lequel nos évêques préfèrent fermer les yeux pour ne pas avoir à reprendre de A à Z toute leur pastorale liturgique. Et c'est une nouvelle fois Benoît XVI lui-même qui nous dit ce qu'il faut faire pour corriger ce qui doit l'être dans ce contexte de "non-liturgie" généralisé : il faut célébrer la forme "ordinaire" du rite romain avec beaucoup de révérence et en conformité avec les règles liturgiques, car c'est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique du missel "de Paul VI" qui définit l'expression "normale" de la liturgie eucharistique. (Cf. Motu proprio Summorum pontificum et Lettre aux évêque accompagnant le Motu proprio).

 

C'est un programme nettement plus difficile à mettre en route que celui qui consiste à contenter ponctuellement, localement, les "petits cercles" qui demandent la forme "extraordinaire" de la liturgie romaine ! Cette expression "normale" de la liturgie, il revient à tous les fidèles de la demander, de l'exiger au besoin, de l'organiser si nécessaire. Un prêtre - curé ou évêque - n'aura rien à redire à ça : l'Eglise ne lui demande d'ailleurs pas son avis. Organiser la forme "ordinaire" de la liturgie romaine : telle est bien la tâche à laquelle tous les fidèles doivent désormais s'atteler, forts des enseignements du Souverain Pontife. Cette liturgie-là, voulue par Vatican II, doit être impeccablement servie, même là où l'on ne dispose que de moyens simples, en évitant trois choses : l'impréparation, le pompeux, la seule bonne volonté. A la place, il faut y mettre de l'entraînement, de la noble simplicité, un réel engagement pour rendre les célébrations liturgiques totalement conformes à ce que l'Eglise demande qu'elles soient. Et tant pis si ça ne va pas dans la direction voulue par les responsables locaux de la pastorale liturgique. Nous devons agir en fidèles décomplexés capables de dire et de montrer que nous suivons Benoît XVI !

 

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