nocomment.jpgLa plupart des messes célébrées dans nos paroisses sont passablement éloignées de la liturgie restaurée à la suite de Vatican II. Et soutenir le contraire serait mensonger. En veut-on une preuve ? Il suffit de lire ce que dit le Missel romain actuel au n°24 : « [Le célébrant] se souviendra (...) qu’il est le serviteur de la liturgie et qu’il ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe. »  Ce passage qui ne saurait être plus clair, laisse clairement entendre qu’il ne devrait y avoir aucune différence sensible d’une messe à l’autre. Or... Il est vrai que le même Missel parle de « possibilités d’adaptations ». Que faut-il entendre par là ? Les « possibilités d’adaptation » dont il question - et qui sont fort peu nombreuses dans le Missel - ne sont en aucun cas des autorisations d’improviser. Adapter, c’est chercher à faire du mieux qu’on peut en fonction de circonstances particulières qui ne permettent pas de déployer toute la richesse des rites. Ça ne doit pas aller au-delà. Alors demeure cette question : comment se fait-il qu’une majorité de célébrants - souvent évêques en tête, comme le déplorait le Cardinal Ratzinger - ajoutent, enlèvent et changent des parties de la liturgie ? La réponse est simple : c’est parce qu’ils désobéissent. Et ils désobéissent parce lorsqu’ils étudiaient dans les séminaires diocésains (VIDEO INA), on les a persuadé qu’il fallait désobéir ; on les a même obligé à désobéir ! Un séminariste était contraint par ses Supérieurs de désobéir s’il voulait être ordonné prêtre, s’il voulait échapper à un stage de « formation » en paroisse dont on savait qu’il ne reviendrait jamais. Beaucoup ne sont d'ailleurs plus revenus et ne sont restés dans les séminaires que des jeunes immatures (cf. Mgr Gaidon) qui, devenus ces prêtres, se comportent comme d'éternels adolescents (cf. Mgr Aillet et Mgr Anatrella).

 

Dans les séminaires de France, il a été longtemps formellement interdit - avec l’aval des évêques - de suivre le Missel romain : la liturgie se devait d’être évolutive et improvisées pour rester au diapason de la théologie progressiste, de l’exégèse bultmanienne, de la pastorale imprégnée d’idée gauchisantes puisées dans les thèmes chers à l’ « Action Catholique Ouvrière », du « complexe anti-romain » (Paul VI)... Les liturgies « adaptées », « trafiquées », « bêtifiantes », « infantilisantes »... sont donc devenues la norme pour toute une génération de prêtres qui les ont imposées à des paroisses entières que fréquentent aujourd’hui des fidèles habitués à ces messes aléatoires célébrées sans tenue ni dignité. Cessons une fois pour toutes de dire que l’effondrement de la liturgie est un résultat du Concile : l’effondrement de la liturgie - qui est un fait que personne ne peut nier - trouve sa source uniquement dans le manque de formation d’un clergé devenu totalement inconséquent. Il trouve aussi sa source dans une rébellion contre toute autorité. Cette rébellion existait déjà bien avant le Concile, mais elle était rampante, sourde, dissimulée sous les apparences d’une liturgie en latin et en dentelles réglée comme du papier à musique... Cette rébellion a profité de Vatican II pour éclater et se révéler au grand jour... sous les yeux ébahis de quelques évêques d’un autre siècle incapables de comprendre pourquoi l’Eglise se mettait soudain à tousser. Répétons-le : le problème de la liturgie actuel est un problème de formation défectueuse tout autant que d’autorité contestée par les uns et pas exercée par les autres. En aucun cas un problème « conciliaire ».

 

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