Dans un certain nombre de paroisses, l'habitude a été prise de célébrer la Messe du Jeudi-saint (ou parfois les Messes de Première Communion) sur une vaste table dressée dans la nef centrale de l'église. Un prêtre nous a demandé si cette façon de faire était licite ou si elle pouvait être autorisée. Nous avons posé en son nom la question à la Congrégation romaine compétente, laquelle nous a renvoyé au document magistériel faisant autorité. Dans ce document, la réponse à la question posée est très clairement "non". Il n'est pas licite de célébrer l'Eucharistie sur une table dressée dans l'église et autour de laquelle se placent les fidèles. Explication donnée :
 

 

 

Les normes liturgiques actuelles insistent sur l'importance qui doit être donnée à l'autel dont la position doit permettre d'attirer l'attention des fidèles : "L'autel, où le sacrifice de la croix est rendu présent sous les signes sacramentels, est aussi la table du Seigneur à laquelle, dans la messe, le peuple de Dieu est invité à participer; il est aussi le centre de l'action de grâce qui s'accomplit pleinement par l'Eucharistie. Dans un lieu destiné au culte, la célébration de l'Eucharistie doit s'accomplir sur un autel; en dehors d'un lieu sacré, elle peut s'accomplir même sur une table convenable, où l'on mettra toujours la nappe et le corporal, la croix et les chandeliers. Il convient que dans toutes les églises il y ait un autel fixe, qui signifie, de manière claire permanente le Christ Jésus, Pierre vivante (1P 2, 4; cf. Ep 2, 20); mais dans les autres lieux destinés aux célébrations sacrées, l'autel peut être mobile. L'autel est appelé fixe s'il est construit de telle sorte qu'il adhère au pavement et qu'il ne puisse donc pas être déplacé; on l'appelle mobile s'il peut être déplacé." (Cf. Présentation générale du Missel romain, nn. 296-298)Il s'ensuit qu'il est nécessaire d'avoir un autel unique placé dans le choeur de telle manière à ce qu'il puisse favoriser la participation des fidèles à la liturgie : "Dans la construction des églises nouvelles, il faut n'élever qu'un seul autel, qui soit le signe, au milieu de l'assemblée des fidèles, de l'unique Christ et de l'unique Eucharistie de l'Eglise. Dans les églises déjà construites, lorsque la situation de l'ancien autel rend difficile la participation du peuple et qu'on ne peut le déplacer sans porter atteinte à sa valeur artistique, on édifiera un autre autel fixe, bâti avec art et qui sera dédicacé; et c'est seulement sur cet autel que s'accompliront les célébrations liturgiques. Pour éviter que l'attention des fidèles ne soit distraite du nouvel autel, on ne donnera pas à l'ancien d'ornementation particulière." (Id. nn. 303-304)Ainsi donc, l'usage de dresser une table au milieu de la nef pour célébrer la dernière Cène (Jeudi-saint) ou la Messe de Première Communion des enfants relève d'une pratique dont le symbolisme ainsi que la valeur éducative et pastorale est incohérente : cette façon de faire détourne l'attention des fidèles de l'autel, perturbe le sens premier de la liturgie et, contrairement à ce que l'on croit, ne favorise pas la participation des fidèles à ce que représente réellement l'Eucharistie. Source: Notitiae, Vol. 38, p. 492.

 

 

Constituent donc des abus liturgiques criants : ceciceci, ceciceciceci ... etc.

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