Quand on parle de liturgie en France, on ne sait plus très bien de quoi il s'agit. Nos évêques actuels sont d'ailleurs les premiers à ne plus savoir exactement ce qu'est la liturgie puisque, comme ils l'avouent eux-mêmes, ils ne l'ont jamais apprise du temps où ils étaient séminaristes. Devenus prêtres, ils se sont habitués à célébrer "à la va comme je te pousse". 
Quand on parle du Concile en France, on ne sait pas davantage de quoi il est question. 
S'agit-il de l'enseignement de Vatican II tel qu'il est donné dans les documents conciliaires approuvés par l'Eglise ? S'agit-il de ce qui s'est fait à la suite du Concile, au nom du Concile mais en opposition au véritable enseignement de Vatican II, et qui a progressivement été imposé dans les paroisses ? Personne n'en sait plus rien.


 

 

 

http://img.over-blog.com/183x280/0/21/41/34/2008/Sacerdos.jpgAinsi, quand un évêque diocésain - ou un curé de paroisse - soutient qu'il est "dans la ligne du Concile", il convient de l'écouter avec la plus grande prudence : c'est très rare, en effet, qu'il sache de quoi il parle, qu'il connaisse les enseignements de Vatican II et veuille ou soit capable de les mettre en application.
Ainsi donc, quand quelqu'un parle de la "liturgie du Concile" - que la personne soit attachée à Vatican II ou qu'elle y soit opposée - il faut comprendre qu'elle ne parle de quelque chose qui n'existe que dans les livres officiels - le Missel, pour ne citer que lui - mais pas dans les paroisses.
Une chose doit donc être tenue pour certaine : la liturgie à laquelle, dans nos paroisses, assistent les fidèles qui se veulent dans la ligne de Vatican II, n'est en rien la liturgie voulue par le Concile. C'en est qu'une contrefaçon, un pastiche plus ou moins grotesque auquel beaucoup se laissent prendre.Les pasteurs diocésains en premier.
Voilà pourquoi quand un évêque de France se dit fidèle au Concile, ça laisse perplexe et dubitatif. L'expression "être fidèle au Concile" est devenu, chez de très nombreux clercs, un mantra, un "truc" qu'on répète... Une expression vide de sens. C'est aussi un parapluie que certains s'empressent d'ouvrir dès qu'ils se sentent soupçonnés d'être un peu trop "traditionnels". Les discussions sur la liturgie tourneront donc à vide tant que l'on ne donnera pas aux fidèles la possibilité de participer à la liturgie vraiment voulue par l'Eglise à la suite de Vatican II.
Mais le Souverain Pontife peut-il compter sur les évêques de France pour remettre l'authentique "liturgie conciliaire" à l'honneur et ainsi redresser la situation catastrophique des diocèses ? Au vu de ce qui se fait, se dit et s'enseigne dans les paroisses, la réponse à cette question est clairement "non". 
Alors qu'il était Cardinal Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Joseph Ratzinger avait répondu à quelqu'un qui se plaignait du délabrement qu'il constatait dans les paroisses de son diocèse (celui de Strasbourg) : « Il faut espérer qu'une vraie vie chrétienne renaisse non seulement dans votre diocèse, mais aussi dans tous les diocèses de France. Mais ce sera très long ». Cette réponse date d'une quinzaine d'années. Depuis, il ne semble pas qu'un début de redressement ait été amorcé, bien au contraire.
Ce contexte peu favorable à une visibilité plus marquée de l'Eglise - y compris sur le plan liturgique - explique peut-être pourquoi Benoît XVI est aujourd'hui contraint de remplacer les évêques ternes qui partent à la retraite par des évêques falots (sauf rares exceptions) qui, c'est certain, ne sauront pas et ne voudront pas se départir de la fausse vision du Concile - et de la liturgie - qui a été imposée à des diocèses entiers.


 

Le redressement souhaité par le Souverain Pontife ne passera donc pas par les évêques dont la mission première semble se limiter à ne pas casser le peu qui reste du catholicisme en France et à ne pas faire de vagues dans des paroisses dirigées par des groupes de fidèles peu formés et qui échappent à toute autorité pontificale. Nos diocèses continueront longtemps encore à être dirigés par des pasteurs ne cherchant que des compromis ce qui, en liturgie, se traduira par l'acceptation de tout ce qui s'est fait jusqu'ici et qui va du plus farfelu au plus conservateur. 
Ce qui revient à dire que c'est désormais le relativisme et non l'enseignement de l'Eglise qui doit passer pour une vérité.

 

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