Tout le monde a entendu parler de l’ « exception française ». On l’enviait autrefois ; on s’en moque aujourd’hui tant elle est devenue synonyme de « pagaille à la française ». Cette « exception française » a aussi cours dans l’ « Eglise-qui-est-en-France » où l’on décourage toute initiative visant, dans les célébrations liturgiques, à corriger les erreurs qui ont été faites à la suite de Vatican II. Il est clair que lorsque l’ « Eglise-qui-est-en-France » se regarde dans un miroir, elle a parfois du mal à reconnaître qu’elle est encore catholique-romaine. On avait dit aux fidèles que l’ « Eglise-qui-est-en-France » était à nulle autre pareille : son histoire, sa culture, son obéissance au Magistère, ses théologiens faisaient envie à beaucoup. Or, depuis Vatican II, l’image qu’elle donne hors de nos frontières s’est nettement estompée : des églises vides, des évêques hésitants, des séminaires vides, des communautés religieuses vieillissantes, des prêtres épuisés par de la réunionnite stérile... Mais si le constat est accablant, les remèdes semblent manquer. Et paradoxalement, il arrive souvent que la guérison soit attendue de ceux qui ont engendré les problèmes. 

 

Un certain nombre de fidèles - clercs et laïcs - pense que la crise de l’Eglise vient de ce qu’on n’est pas encore allés assez loin dans les réformes, dans les expériences, dans les façons originales et audacieuses de célébrer la liturgie... Certains fidèles veulent davantage de liberté et craignent le retour à une certaine discipline liturgique qui mettrait en péril les pouvoirs et les privilèges qu’ils se sont octroyés dans les paroisses. Pour cette raison l’ « Eglise-qui-est-en-France » est comme séquestrée et condamnée à la médiocrité, à l’absence de rebond, au long sommeil dont on ne se réveille plus. Au nombre des éléments qui interdisent au catholicisme français de rebondir, il y a le manque de formation solide de bon nombre de clercs (comme l’avait souligné Mgr Gaidon), faisant carrière dans un sérail à l’abri de la vraie vie chrétienne des fidèles ; il y a les responsables de projets pastoraux obsédée par leurs marottes idéologiques stériles ; il y a des « laïcs en responsabilité » assoiffés d’ambitions et toujours à l’affût d’idées nouvelles pour ne pas louper les modes du microcosme catho-cool...

 

Muselés par des grands projets diocésains qui, au grand désespoir des fidèles, interdisent à des prêtres de défendre la liturgie de l’Eglise en la célébrant fidèlement en toute quiétude, paralysée par des bureaucraties qui surveillent la moindre paroisse demeurée étrangère aux exigences d’une pastorale dont les résultats ne sont jamais arrivés, l’ « Eglise-qui-est-en-France » se dessèche d’année en année. N’y a-t-il pas urgence, au vu de la situation actuelle, de redonner aux fidèles le goût de célébrations liturgiques paroissiales qui, pour être fidèles au Missel donné par l’Eglise, puissent échapper aux initiatives arbitraires des célébrants et des « équipes liturgique » dont les membres sont choisis en fonction de leurs aptitudes à appliquer des directives diocésaines qui n’ont rien à voir avec le Concile ? Bien sûr, un changement de climat pareil, avec des réformes décisives, serait une véritable « révolution » dans bien des paroisses. Il faudrait nager à contre-courant de ce qui se fait partout. Et alors ? Le Pape François ne demande-t-il pas aux fidèles d’ « oser » ?

 

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