« Mais n'y aurait-il pas un mystère que [les traditionalistes] ont peut-être oublié, celui auquel je suis le plus attaché : la divinité de l'Église. Même si on ne le comprend pas dans certaines circonstances, l'Église demeure divine. Quand Notre-Seigneur dit à saint Pierre de le rejoindre en marchant sur les eaux, cela semble fou : mais il faut marcher sur les eaux ! Et aujourd'hui c'est ce que Notre-Seigneur nous demande. Si, humainement parlant, on comprenait que l'Église allait plutôt mal, fallait-il pour autant ne pas croire en sa divinité ? Fallait-il user de moyens qui, humainement, pouvaient sembler la sauver mais qui pouvaient laisser penser que l'on croyait bien peu en sa divinité ? Je crois que l'élection de Benoît XVI est la plus belle preuve que l'Église possède en elle-même les moyens non seulement de sa vie, mais également de sa régénération (.) Il ne faut pas se confier en nos forces personnelles. Si nous pensons que c'est nous qui allons sauver l'Église, que c'est nous qui sommes indispensables pour sauver l'Église, nous avons là des idées folles qui nous portent immanquablement à la mort, car nous croyons alors que nous sommes des sauveurs indispensables, en un mot : que nous sommes l'Église. »

 

M. l’Abbé Gilles Wach, à L'Homme Nouveau (25/10/08) - Supérieur de l'Institut du Christ-Roi Souverain-Prêtre (ICRSP)

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