De nos jours, l'expression "forme ordinaire" (aussi appelée "Messe de Vatican II" ou encore "Messe de Paul VI") ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Souvent même elle ne veut plus rien dire du tout. Pour la majorité des prêtres et évêques de France, quand on dit "célébrer dans la forme ordinaire", cela signifie "célébrer en oubliant les normes liturgiques, qu'elles soient d'avant Vatican II ou d'après Vatican II - et exprimer librement des émotions". Pour l'Eglise et aussi les fidèles qui connaissent un tant soit peu la liturgie, la "forme ordinaire" désigne quelque chose de complètement différent : ça désigne une messe qui obéit aux trois principes suivants : Premier principe : lorsque le Missel Romain impose de faire d'une certaine manière, on fait de cette manière et du mieux possible. Deuxième principe : lorsque le missel romain propose des choix, on choisit prioritairement ce qui est le plus "classique" et qui évite de tomber systématiquement dans la facilité ou l'originalité. Troisième principe : lorsque le missel ne précise rien sur tel ou tel point, on fait tel que c'est fait dans la "forme extraordinaire".

 

En suivant ce "programme" éminemment "pastoral", on obtient un type de célébration qui a les caractéristiques suivantes (qu'on retrouve d'ailleurs dans la façon de célébrer de Benoît XVI) : 1. L'usage du latin doit être favorisé au maximum et, au minimum, doit être utilisé pour la Prière eucharistique : « L'usage de la langue latine (...) sera conservée dans les rites latins ». (Sacrosanctum concilium, N. 36). 2. La priorité doit être donnée au chant grégorien : « L'Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques (...) doit occuper la première place ». (Sacrosanctum concilium, N. 116). 3. Le prêtre doit être tourné vers l'Orient depuis l'Offertoire jusqu'à la fin de la Communion, surtout lorsqu'il célèbre dans un sanctuaire dont l'architecture et l'unité de style permet de valoriser l'expression théocentrique de la liturgie. 4. La Communion reçue à genoux doit être favorisée, l'Hostie étant alors présentée pour être reçue sur la langue.

 

Une telle messe correspond à la "forme ordinaire" d'interprétation stricte ou, plus simplement, à la liturgie telle que le Concile l'a vraiment voulue et que Benoît XVI nous demande de mettre en oeuvre dans toutes les paroisses. Cette façon de mettre en oeuvre la liturgie de l'Eglise aurait deux avantages considérable. Le premier, de pouvoir montrer à certains fidèles "traditionalistes" inconditionnels de la forme "extraordinaire" que la liturgie restaurée à la suite de Vatican II peut être mise en oeuvre d'une façon qui la fait ressembler de très près très à la messe célébrée avec le missel du Bx. Jean XXIII. Le second, de pouvoir dire aux fidèles habitués aux messes paroissiales déglinguées qui se mettraient à rouspéter contre le retour de cette "messe-en-latin-comme-autrefois" : « C'est bien la liturgie conciliaire dont vous vous réclamez qui est mise en oeuvre. Alors montrez votre joie ! ».

 

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