L'AUTEL ET L'AMÉNAGEMENT DE L'ESPACE LITURGIQUE

 

« Il apparaît clairement (...) que la célébration de la messe face au peuple n'est pas (...) requise. Il peut en effet se présenter des cas où la disposition matérielle du choeur et l'architecture la déconseillent expressément. Comme le dit Mgr Jenny, Evêque auxiliaire de Cambrai : « Si l'on est amené, en certaines circonstances, et surtout pour une longue période, à célébrer la messe sur un autel dit "provisoire", que celui-ci soit digne de la célébration. Ce que l'on gagne par une proximité plus grande du peuple, on peut le perdre dans une dégradation du climat sacré. On peut d'ailleurs, respectueusement, dire la même chose du prêtre lui-même, si sa manière de célébrer choque ou distrait les fidèles ». (...) Des transformations mal préparées peuvent nuire gravement, en rompant avec les usages, au sentiment de la présence de Dieu que l'Eucharistie soutient si efficacement ». (Cf. Mgr Garrone, Archevêque de Toulouse, février 1965)

 

 

 

LES INNOVATIONS ARBITRAIRES

 

« La Constitution conciliaire sur la liturgie a vu ses limites largement franchies en bien des domaines. Beaucoup d'éléments ont été introduits, avec ou sans autorisation, qui débordent le schéma sur la liturgie. (...) Nous espérons que, désormais, (...) cette maladie de l'expérimentation va prendre fin ». (Cf. Cardinal Benno Gut, Préfet de la congrégation pour le Culte divin, juillet 1969)

 

« Il y a lieu (...) de nous mettre en garde contre certaines anomalies plus ou moins regrettables qui s'insinuent subrepticement dans la pratique [liturgique]. Elles n'ont pas toutes la même importance, ni la même gravité, mais, dans leur ensemble, elles pourraient porter préjudice à la dignité du culte dû au Seigneur et à son efficacité pastorale. Voici quelques-unes de ces anomalies :

- (...) La liturgie est, dans l'ordre des signes, la manifestation la plus haute de l'unité de l'Eglise et, de nos jours, il est de plus en plus nécessaire que cette unité s'affirme au plan mondial. (...) Il serait pour le moins contre-indiqué que la liturgie soit le théâtre d'un individualisme qui pourrait déconcerter les fidèles.

- La liturgie est la proclamation de la grandeur de Dieu et le témoignage de la puissance salvatrice de la grâce du Christ. Rien n'est plus opposé à l'esprit de la liturgie que la tendance à tout minimiser dans les expressions du culte, qu'il s'agisse des prières, des vêtements liturgiques, des rites, des lectures de la Bible. La "noble simplicité" des rites liturgiques n'a rien à voir avec la négligence et la vulgarité.

- Le chant sacré a été institué pour donner aux actes du culte plus de solennité (...) Pour atteindre ce but, il doit comporter une qualité propre et ne saurait s'accommoder d'une expression qui, loin de favoriser la contemplation, serait un obstacle à celle-ci.

- Avant le Concile, on pouvait observer, ici ou là, un certain exclusivisme en faveur du chant grégorien; il ne faut pas passer à l'extrême opposé en se laissant gagner par un complexe antigrégorien.

- (...) Ce serait dénaturer la liturgie que de remplacer les textes de la Bible par des passages, si excellents soient-ils, de livres non canoniques.

- (...) L'Eglise confie volontiers des ministères à des laïcs, mais cela doit se faire dans l'ordre; on ne comprend pas bien que des laïcs distribuent la sainte Eucharistie lorsque des prêtres sont présents et inoccupés ». (Cf. Cardinal Duval, Archevêque d'Alger, mars 1975)

 

 

 

LE CHANT GRÉGORIEN ET LE LATIN

 

« L'art grégorien a porté à un tel point de perfection le chant liturgique que ce serait, dans l'ordre de la culture chrétienne, une véritable catastrophe s'il disparaissait. (...) Or, le chant grégorien est lié au latin. Sur ce point, d'ailleurs, le Concile est formel, et les Ordonnances de l'épiscopat français ne le sont pas moins, si l'on veut bien les lire jusqu'au bout. Il y aura donc, pour nos messes dominicales, un équilibre à trouver. D'une part, faire une plus large place au français, d'autre part, garder une bonne place au latin. (...) Le maintien partiel du latin assurera le lien avec le monde catholique et garantira souvent la qualité du chant. (...) L'idéal de la messe dominicale, c'est la messe chantée ». (Cf. Mgr Rigaud, Evêque de Pamiers, février 1965)

 

« Nous souhaitons que le latin soit conservé à la messe dans la mesure du possible, pour les cercles restreints aussi bien que pour les messes paroissiales. Il y a une instruction qui prévoit que, dans les grandes villes, deux ou trois églises célébreront la messe en latin chaque dimanche ». (Cf. Cardinal Benno Gut, Préfet de la congrégation pour le Culte divin, juillet 1969)

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