Ci-dessous, extrait du texte de Père Daniel-Ange
lors de
 la Nuit des Témoins (24 mars 2009)

 

 

« (…) Nous n’avons pas le droit d’oublier ceux sans qui l’Eglise n’existerait pas. Cela a été l’obsession de Jean-Paul II. Dès son premier voyage en France en 1980, à travers les évêques réunis à Issy-les-Moulineaux, il a lancé ce cri : « Vous n’avez pas le droit de vous taire sur le martyrologe de l’Eglise contemporaine en train d’être écrit à quelques centaines de kilomètres de Paris ! ». C’était l’époque où il était « ecclésiastiquement » et politiquement incorrect de parler de la persécution communiste, la plus violente et la plus terrible de toute l’histoire de l’Eglise. (…) Comme le disait alors Jean-Paul II : « l’Eglise du silence n’est pas à quelques centaines de kilomètres de l’Europe, où les martyrs crient avec leur sang, elle est ici à l’Ouest où, par lâcheté, vous pactisez avec les persécuteurs. » Et quand tout de suite après son attentat, où Jean-Paul II a versé son sang avec ceux des martyrs, il est venu à Lourdes, et en pleine nuit de veille, il a dit : « Les étoiles qui resplendissent dans les ténèbres du monde, ce sont les martyrs. ». Les martyrs ont versé leur sang, ils ont mélangé leur sang de petits agneaux avec l’Agneau. Ils sont inséparables de Jésus. Pas une messe, chez les orthodoxes, les catholiques, qui ne se célèbre sur les reliques des martyrs. Ils ont donné leur vie, non seulement pour le Christ, mais pour chacun de nous, pour toute l’Eglise : ils ont aimé en notre nom, ils ont souffert et ils ont combattu en notre nom : nous sommes leurs enfants, ils nous ont engendré dans leurs prières, dans leur sang, dans leur ténacité et leur fidélité. Nous n’avons pas le droit d’oublier ceux sans qui nous n’existerions pas en tant que chrétiens. (…) En France tout récemment, la petite Anne-Lorraine, la petite Jeanne-Marie, tous sont des martyrs, au sens strict du terme. Nous prions aussi avec ces glorieux martyrs que sont toutes les victimes du massacre des Saints-Innocents de notre temps, tous ces tout-petits innocents dont la vie a été refusée dès le premier berceau, et qui ne cessent d’intercéder pour nous : ce sont les plus glorieux -car les plus faibles- de tous nos martyrs. Jean-Paul II les a toujours associés à la fête du 28 décembre. Ce sont eux qui sauvent notre monde.

Et je termine en disant que ce sont les martyrs les grands vainqueurs : ce sont eux qui nous « boostent » dans le courage de notre vie quotidienne, ce sont eux qui nous arrachent à notre médiocrité, à notre lâcheté.  Alors demandons-nous : sommes-nous dignes de leur sang ? Est ce que nous ne stérilisons pas leur sang par notre médiocrité et notre lâcheté, par notre peur de témoigner. Peur de quoi ? D’être lynché par les médias ? Et alors ?! Eux sont allé en prison, ils ont été torturés. Et nous, nous faisons profil bas : nous avons honte, nous avons peur. Et bien les martyrs exorcisent cette peur ; ils sont les hommes et les femmes de courage qui nous entraînent avec eux. Et nous devons être prêts à donner notre vie, ce soir même s’il le faut, à nous faire "zigouiller" pour Jésus plutôt que de le renier. Est ce que nous voulons la gloire ? Est ce que nous visons un avenir de gloire, ou pas ?! Si oui, alors on doit être prêts à en payer le prix : ça vaut le coup ! Et les martyrs sont notre plus grande joie, le grand bonheur de l’Eglise : ils sont beaux de la beauté même de Jésus, c’est à dire de la beauté même de l’Amour. Amen ! ».

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