On se souvient de cette publicité pour l'eau de Volvic: "Un volcan s'éteint, un être s'éveille". 
S'il fallait imaginer une publicité identique pour certains secteurs paroissiaux nouvellement créés, on pourrait dire: "Un curé s'éteint, des animatrices liturgiques s'éveillent."
En consultant les sites internet des diocèses, on ne peut que constater que de plus en plus de fonctions se rapportant plus ou moins directement à la liturgie sont désormais assurées par des dames. 
Ainsi, le dimanche, dans de nombreuses églises, il est devenu "normal" de voir arriver, juste avant la messe, des escadrons de dames qui s'affairent dans le choeur. Dans certaines paroisses, ces dames sont dirigés par une religieuse généralement sexagénaire et en civil, mais facilement reconnaissable à son impeccable brushing. 


 

 

 

Ces "super fidèles" font comme si, avant chaque célébration, tout était à réorganiser de A à Z : on les voit aller et venir pour vérifier un micro, déplacer une chaise, bouger un cierge, avancer un vase, mettre un livre sur l'ambon, poser le missel sur l'autel, ouvrir ostensiblement le tabernacle pour voir si le ciboire est toujours là (comme si le Bon Dieu avait eu l'idée de prendre la poudre d'escampette), donner une instruction à l'organiste, faire une bise - si possible au beau milieu du sanctuaire - à une autre dame du groupe qui vient juste d'arriver pour constater, désolée, que tout est déjà prêt... 
Et tout ce va-et-vient doit se faire de préférence à la dernière minute, quand il y a déjà du monde dans l'église. Normal: ces dames doivent se montrer occupées à mille tâches; elles doivent se montrer indispensables au bon déroulement de la liturgie.
Un sociologue devrait pouvoir expliquer d'où vient cette attirance actuelle d'une certaine gent féminine pour tout ce qui intéresse habituellement le sacerdoce ministériel et à trait à l'action liturgique : souci de servir ? Besoin de paraître ? Assouvissement de frustrations ? Recherche inconsciente de relations compensatrices d'un manque affectif ? 
La question qu'on est surtout en droit de se poser est celle de l'impact que pourra avoir sur les mentalités des fidèles le passage d'une Eglise où les structures étaient à dominance masculine à une Eglise où tout semble fait pour que puisse s'affirmer un féminisme militant pour lequel le prêtre qui assume correctement ses fonctions finit par devenir une gêne. 
Car en fait, le problème ne vient pas tant de ce que des dames veuillent se consacrer à certaines tâches; il est plutôt que ce ne sont plus que les dames d'un certain milieu social non représentatif de l'ensemble des fidèles de la paroisse qui accaparent la liturgie et ce qui s'y rapporte, comme pour en faire l'outil leur permettant d'affirmer une personnalité dont elle ne peuvent pas jouer dans la vie civile ou dans le cercle familial.
Il faut donc veiller à ne pas créer des situations dans lesquelles se retrouveront des dames tellement jalouses des pouvoirs qu'elles auront su se donner, que l'arrivée dans leur "terrain de jeu" d'un prêtre assumant pleinement son rôle deviendra inévitablement source de jalousies, de rivalités, de conflits. Qui n'a jamais entendu l'histoire de ces prêtres qui, de passage dans une paroisse, se voient interdire de célébrer une messe dominicale au motif que les dames de l' "équipe liturgique" ont prévu une ADAP ? 
Il y a quelques années, c'est même un vicaire épiscopal qui fut interdit de messe dans une paroisse sans prêtre: une dame est venue le trouver pour lui dire qu'il n'était pas le bienvenu et qu'il n'était pas question de faire autrement que ce que le groupe de dames avait prévu de faire après de nombreuses "réunions de concertations" qui s'étaient tenues au presbyère. Il n'y eut donc pas de messe. C'était un dimanche de Pâques...


 

Ailleurs, c'est une fidèle laïque, elle-même membre d'une "équipe", qui fait ce témoignage : "Chaque année, nous avons une rencontre entre nous (histoire être contents; l'auto-satisfaction étant ce qui marche le mieux). Le thème de cette année était: "Sacerdoce baptismal et ministériel". Sous-entendu : il faut abolir la différence entre les deux formes du sacerdoce. Et voilà: comme nous ne sommes quasiment que des femmes dans notre "équipe interparoissiale", nous marchons donc vers l'ordination...`
Dernièrement avait lieu un week-end de préparation à la confirmation pour des jeunes collégiens/lycéens. Nous n'avons pu célébrer la messe qu'après avoir bataillé contre les autres "animatrices" que ça ne chagrinaient pas plus que ça de ne pas avoir la messe du dimanche. Au moment de la communion, j'ai vu que les jeunes ne savaient pas communier. La responsable de ce W.E. alors déclaré que "l'important n'est pas dans ce qu'ils reçoivent, mais dans la démarche qu'ils font."..."

 

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