Il y a plus de vingt ans, au moment du schisme de Mgr Lefebvre et de la publication du Motu proprio « Ecclesia Dei adflicta » par Jean-Paul II, on s’était dit que les évêques de France allaient enfin prendre des décisions courageuses pour corriger les abus liturgiques en grande partie à l’origine du mouvement lefebvriste et de la chute des vocations. Il n’en fut rien : nos évêques ont fait quelques belles déclarations et n’ont rien changé, rien corrigé, rien expliqué. Depuis, les choses ne se sont pas arrangées : elles se sont même aggravées. Souvenons-nous : au moment où Benoît XVI donne son Motu proprio « Summorum pontificum » et adresse une lettre explicative aux évêques, Mgr Ricard déclare qu’il ne faudra rien changer dans les façons de célébrer la liturgie ; à la suite de la publication de l’Exhortation post-synodale « Sacramentum caritatis » par le même Benoît XVI, nos évêques décident de ne pas tenir compte de ce document majeur ; lorsqu’on parle de corriger les traductions fautives que contient la version française du Missel romain, trois évêques s’offusquent et déclarent sans rire que les traductions sont bonnes. Parmi eux, Mgr Le Gall qui, quelques années auparavant, prétendait qu’il n’y avait pas de problèmes en liturgie en France... Enfin, très récemment, le Pape s’adresse à nos évêques en visites « ad limina » et leur demande de respecter les normes liturgiques. De retour en France, dans leurs diocèses respectifs, ces mêmes évêques font non seulement exactement le contraire de ce qu’on leur a demandé de faire mais encouragent même les prêtres qui chamboulent systématiquement la liturgie.

 

On comprendra facilement que les fidèles qui veulent demeurer dans la foi catholique et « en union avec le Pape » - comme il est dit dans la liturgie eucharistique - en ont assez de ces évêques qui contredisent sans arrêt le Successeur de Pierre garant de l’unité de l’Eglise et refusent d'appliquer le concile Vatican II dont ils ne cessent de chanter les bienfaits. Que faire dans ces conditions ? Deux possibilités : ou bien on accepte les choses telles qu’elles sont et, au nom de la « charité », on ne dit rien. Mais dans ce cas-là, n’en vient-on pas à participer à cette actuelle atomisation de l’Eglise qui précède de peu sa disparition en France ? Ou bien au nom de la vérité sans laquelle la charité n’existe pas, on se décide à ne pas se taire et à agir. C’est-à-dire à dénoncer ce qui doit être dénoncé, à critiquer ce qui mérite d’être critiqué, à refuser ce qui doit être refusé. C’est cette seconde possibilité qui est incontestablement la bonne. Elle n’est pas dirigée contre l’autorité de nos évêques mais contre leurs projets pastoraux laxistes et stériles échafaudés sur la non-réception systématique des enseignements du Souverain Pontife autant que sur un défaut volontairement entretenu de solide formation théologique et liturgique. Nous continuerons donc à parler quand il faut parler et à dire ce que nous avons à dire.

 

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