On en est toujours à se demander quelle est l'origine de la crise que traverse l'Eglise en France. Il semble bien qu'elle est à chercher du côté des évêques. Pourquoi ? Pour deux raisons principales. D'abord, nos évêques ont une très forte conscience qu'ils sont les successeurs des Apôtres. Peut-on ici parler d'orgueil (ou d'évêques carriéristes, comme le laissait entendre Benoît XVI) ? On ne saurait l'affirmer. Toujours est-il que 1) ils sont imbus de leur personne au point que si on les critique ils réagissent bien plus vite que si, à la messe, on supprime le Credo pour remettre en question les vérités de la foi, et que 2) ils estiment que le Souverain Pontife n'est en fin de compte, en tant qu'évêque de Rome, que primus inter pares, qu'il n'a donc l'autorité qu'on veut bien lui accorder, comme cela apparaît d'ailleurs assez nettement sur le site internet de la Conférence des Evêques de France. Il flotte ensuite, au sein de ladite Conférence des Evêques, un esprit hérité du gallicanisme et qui contamine le caractère déjà passablement versatile des pasteurs diocésains. Qui ne saurait voir que certaines de leurs réactions sont en totale parenté avec celles de certains évêques de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe qui faisaient une distinction très nette entre "pastorale" et "théologie" ? Théologie, d'accord : on s'en remettait à Rome; mais pastorale, non ! A cette époque déjà, les Bulles Vineam Domini ou Unigenitus avaient été très mal reçues parce que le pape voulait qu'on les acceptât sans demander leur avis aux évêques. D'où beaucoup de réticences à les publier.

 

Il en est de même aujourd'hui avec les directives du Saint-Siège : pour le Catéchisme de l'Eglise catholique ou le Motu proprio ou encore le respect de la liturgie, d'accord sur le principe. Mais pour la pratique, ça ne regarde que chacun d'entre nous... Quant à s'affirmer face à la puissance des groupes de pression qui contrôlent désormais des secteurs paroissiaux entiers, il ne faut plus y penser : le clergé, dans son ensemble, n'est plus assez nombreux ni suffisamment formé sur le plan théologique pour s'afficher en groupe homogène capable de s'affirmer afin de corriger les erreurs qui fleurissent partout. Nos évêques ont donc très peur, s'ils déplaisent aux équipes laïco-sacerdotales déjà en place, de ne plus avoir personne pour les aider ou d'avoir à essuyer des rebuffades et des frondes locales. D'où l'importance, pour redynamiser la vie catholique en France, des communautés, comme Saint-Martin : une certaine autonomie ajoutée à une solide formation théologique et pastorale les préserve de la contamination.

 

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