stop-perversion.jpgLa voici donc passée. Le 18 mai dernier, le président de la République promulguait la loi accordant aux pédérastes l’accès au statut juridique des personnes mariées, avec pour corollaire le droit à l’adoption. Quelque dramatique que soit le pas ainsi franchi, il n’est que la conséquence d’une autre loi, celle-ci vieille de quarante ans, reconnaissant un « droit » à l’avortement. Ce jour là, notre cité prononçait son ultime non serviam et rompait les dernières amarres l’unissant encore à Dieu. Certes, 1789 avait brisé les liens surnaturels et plus que millénaires qui faisaient de notre pays la fille ainée de l’Eglise. Décapiter le roi avait eu valeur de symbole : il s’agissait de s’affranchir de Celui dont il était le lieutenant, à savoir le Christ, Roi tant des rois que des nations. La Révolution ne voulut reconnaître pour Dieu que la raison et pour seuls droits ceux de l’homme. Malgré l’immensité d’une telle révolte, restait néanmoins une certaine dépendance à l’endroit de Dieu. Quoiqu’à leur insu, les héritiers de la Révolution reconnaissaient encore peu ou prou, tout au moins dans les faits, l’existence d’une certaine loi transcendant les individus et les cités : la loi naturelle. Le jusqu’au-boutisme révolutionnaire réclamait de briser ce dernier lien. Ce que fit 1974. Autorisant le meurtre de l’innocent, la loi sur l’avortement s’opposait frontalement à l’idée même de loi naturelle, opposition assumée et clamée depuis : « Il n’y pas de loi au dessus de la loi française », disait M. Jacques Chirac.

 

La loi naturelle éradiquée, les conséquences ne peuvent que se manifester, toujours plus dramatiques. Aujourd’hui le « mariage » homosexuel, demain la PMA et la GPA, mais aussi l’eugénisme systématique et l’euthanasie, et pourquoi pas bientôt la polygamie, la pédophilie ou la zoophilie. Tant que le principe à la racine de ces déchéances ne sera pas remis en cause, ces conséquences seront à plus ou moins long terme inéluctables. Plus que jamais, il importe donc de rappeler qu’il y a une loi divine au-dessus de la loi humaine, qu’il existe des principes intangibles que seul le Christ est capable de nous faire vivre, lui qui est l’unique Sauveur du monde. Des assemblées épiscopales aux veilleurs de rue, l’heure n’est donc plus aux fausses hontes et demis discours. On sait la violence inhérente à toute idéologie, précisément parce qu’elle ne respecte pas la nature. Elle se vérifie tant chez les nazis d’hier qu’en ceux qui aujourd’hui gazent parents ou enfants. A la violence de la révolte, il est certes bon d’opposer la douceur du Sacré-Cœur. Mais on ne réagit aux ténèbres de l’aveuglement que par l’éclat jaillissant de la pure lumière. L’urgence est donc à la franche affirmation de l’intègre vérité, sans fausse honte de son entière identité.

 

Témoigner de la transcendance de la loi divine mais aussi du salut concret qui ne se trouve que dans le Christ Jésus. Témoigner par des propos aussi clairs que pacifiés, et tout autant par son mode de vie. En ces temps d’idéologie du Gender, d’égalitarisme et de perte d’identité, témoigner par exemple des richesses spécifiques de la masculinité ou de la féminité : que les hommes soient des hommes, que les femmes soient des femmes, et que tous deux se manifestent comme tels dans leur comportement comme dans leur apparence. Témoigner à temps et à contretemps ; en un mot, vivre en « fils de lumière » (Jn 12, 36). Telle est la grande attente de Notre Seigneur à notre endroit. Pour le bien de la Cité.

 

Abbé P. de LA ROCQUE, FSSPX (Bulletin l’Hermine, N°39)

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