sixtinebenoitXVI2.jpgL’importance du latin

 

La liturgie peut être célébrée en latin car, selon l’enseignement de Vatican II, l’usage de cette langue est de « droit commun ». Les fidèles doivent donc pouvoir dire ou chanter ensemble, en langue latine, les parties de l’ordinaire de la Messe qui leur reviennent. L’usage de la langue latine est motivé par le fait que : 1. Le latin est une langue vénérable, intemporelle et universelle. Le latin est vénérable en tant que langue qui permit aux chrétiens de louer Dieu au cours des premiers siècles ; il est très important de penser que le Saint-Sacrifice est aujourd’hui offert dans la même langue qu’aux époques lointaines où il était offert dans l’obscurité des catacombes et, ensuite, durant les deux mille ans de l’histoire de l’Eglise par tant de saints (de S. Rémi et S. Martin à S. Charles Borromée, S. François de Sales, S. Vincent de Paul et au saint curé d’Ars…), et sous toutes les latitudes. Le latin est donc bien une langue intemporelle et universelle. 2. L’usage d’une langue non vernaculaire indique à l’intelligence que quelque chose qui dépasse sa compréhension se passe sur l’autel, que le « Mystère » de la foi (Mysterium fidei) est célébré. 3. L’usage du latin est un moyen pour maintenir l’unité de l’Eglise, et cette dernière passe par l’unité de sa liturgie. En effet, l’usage d’une langue unique dans toutes les églises catholiques de rite latin de la planète est un lien qui les relie à Rome, et qui fait l’unité des nations séparées par la diversité des langues, surtout à notre époque. Le latin, langue « morte » et donc « neutre », tout en étant porteur d’une civilisation brillante et de caractère universel, en tant que langue de l’Eglise, unit toutes les nations et les fait membres de la famille de Dieu ; l’usage du latin, la langue de l’ancienne Rome, nous rappelle constamment notre dépendance à l’égard de la Sainte Eglise romaine ; il nous rappelle que c’est de là, de l’Eglise-Mère, que partirent les premiers missionnaires qui apportèrent à nos différents pays la foi reçue des Apôtres. 

 

 

L’importance du grégorien

 

Il a été rappelé par l’Eglise elle-même que « la liturgie, même célébrée en langue latine, est incontestablement valide et pleinement fructueuse ». On peut aussi célébrer la sainte Messe dans l’une des nombreuses langues vernaculaires, qui sont reconnues par le Saint-Siège comme des langues liturgiques mais toujours en utilisant uniquement les textes approuvés par l’Eglise. Si la liturgie est chantée - ce qui est sa forme accomplie - quelle que soit la langue utilisée, il faut donner la priorité au chant grégorien. Trésor inestimable de l’Eglise, le chant grégorien contient, dans la vaste étendue de son répertoire et sous une forme achevée, toutes les nuances expressives de la prière chrétienne. C'est pour cela que le Magistère de l’Eglise ne cesse de lui réserver de droit la première place dans les célébrations liturgiques : il n’est pas une musique ajoutée à la célébration pour des raisons esthétiques ou sentimentales, mais est le chant jailli de la liturgie elle-même pour en exprimer et en communiquer parfaitement le sens sur un mode supra-verbal.

 

 

L’importance de l’orientation

 

La liturgie peut être célébrée soit le célébrant étant tourné vers l’assemblée des fidèles, soit le célébrant faisant face à l’orient réel ou symbolique et, par conséquent, tournant le dos à l’assemblée. Les deux façons, pleinement légitimes, sont des expressions complémentaires d’entrer dans la liturgie pour en puiser les grâces. Toutefois, la liturgie face à l’orient doit être privilégiée à chaque fois qu’elle s’avère possible car elle met en valeur le prêtre, agissant « in persona Christi», dont le visage, en quelque sorte, s’efface, ne laissant paraître que Celui en la personne duquel il agit : le Christ, Unique et Grand Prêtre, en tant que Pasteur conduisant son peuple vers l’éternité. Si la Messe est célébrée face aux fidèles, il convient de placer une Croix au centre de l’autel. Car le prêtre célèbre le Saint-Sacrifice de la Messe face au Christ, et non pas d’abord face à l’assemblée : les regards du prêtre comme ceux des fidèles convergent ainsi tous vers le Seigneur durant la Messe. Cette Croix doit normalement porter l’effigie du Crucifié, et la Croix de l’autel est tournée vers le prêtre qui célèbre. Dans le cas de la liturgie célébrée face à l’orient, le célébrant monte à l’autel au début de l’offertoire et le quitte après la communion pour regagner son siège d’où il dit ou chante les oraisons finales et donne la bénédiction.

 

 

L’importance des cierges, croix, missel et lectionnaire

 

Les cierges ne sont pas posés comme des bibelots sur un coin de l’autel. Ils sont là pour rappeler durant toute la messe que le Christ est la « Lumière des Nations » et doivent être au moins au nombre de deux, placés de chaque côté de la Croix, et à chaque extrémité de l’autel. On double ou on triple le nombre de cierges en signe de joie aux grandes fêtes et, lorsque l’évêque est présent, on en met un septième pour exprimer la plénitude du sacerdoce. On ne doit pas poser de fleurs directement sur l’autel, mais autour ou près de l’autel. A plus forte raison on n’encombrera pas l’autel de panneaux, de banderoles, de dessins... même si les mamans-catéchistes ont mis tout leur cœur à faire réaliser de tels « travaux » par les enfants de la paroisse. Pour célébrer la Messe, on doit utiliser le missel - à l’exclusion de tout autre livre, livret (notamment les missels mensuels jetables, fiches et aussi « tablette » informatique) posé sur un petit pupitre, voire un coussin - c’est-à-dire le livre approuvé par l’Eglise et édité pour cet usage. Il en est de même pour le lectionnaire (où sont lues les extraits de la Parole de Dieu), qui doit être déposé sur l’ambon. Aux Messes dominicales ou solennelles, il est aussi d’usage de porter le lectionnaire et même un évangéliaire en procession, de le poser sur l’autel jusqu’à la proclamation de l’Evangile, où il est alors porté - toujours en procession - jusqu’à l’ambon. 

 

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