Dans son Motu proprio Ecclesia Dei adflicta du 2 juillet 1988, le pape Jean-Paul II demandait à tous les fidèles de réfléchir à leur attachement à la Tradition de l'Eglise authentiquement interprétée par le Magistère ecclésiastique, ordinaire et extraordinaire, spécialement dans les Conciles oecuméniques, depuis Nicée jusqu'à Vatican II, et il enjoignait de manifester cet attachement en refusant toutes les interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives en matière doctrinale, liturgique et disciplinaire.
Obéir aux injonctions du défunt pape conduirait à refuser aujourd'hui, en France, un grand nombre messes paroissiales. Une majorité d'entre elles, en effet, sont célébrées à partir d' "interprétations arbitraires et abusives"  qui ont conduit Mgr Marc Aillet, Evêque de Bayonne, à parler de blessures infligées à la liturgie, et Benoît XVI à évoquer des déformations à la limite du supportable infligées au rite romain.
Certes, ces "blessures" et ces "déformations" sont variables et peuvent être plus ou moins graves en fonction de la situation des paroisses et du zèle des célébrants. Mais il faut tout de même reconnaître qu'elles sont omniprésentes, allant de la simple négligence jusqu'à la volonté affirmée de ne pas faire ce que le Missel romain prescrit de faire.


 

Alors que les évêques, gardiens de la liturgie, devraient à la moindre occasion donner l'exemple de célébrations impeccables, irréprochables, on constate qu'ils ne sont pas les derniers à prendre de grandes libertés avec la liturgie : tenue relâchée, manque de dignité, incapacité de chanter correctement tout une messe (de l'introït à l'ite missa est en passant par les oraisons et la préface), gestes et postures inesthétiques, maniérisme inapproprié, et surtout... une fâcheuse tendance à toujours changer, par-ci par-là, un mot ou une expression de la liturgie.
Tout cela prouve qu'un très grand nombre de célébrants ont oublié que leur première tâche, lorsqu'ils sont à l'autel, est de s'effacer pour permettre à la liturgie de resplendir. Car c'est elle - et non le célébrant - qui est le sommet et la source de la vie de l'Eglise; c'est elle - et non le ministre - qui illumine les âmes et nourrit la foi des baptisés.

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