L’Eglise en France est actuellement dans une situation où il n’est pas facile de faire la part des choses. Comme en politique, dans le sport ou durant les repas familiaux, chacun se fabrique « sa » vérité : certains croient la détenir sur la base d’un certain côté élitiste et d’un décorum liturgique parfois désuet ; d’autres croient aussi la détenir avec leur imagination ne reposant sur aucune théologie solide et l’absence d’objectifs spirituels clairement définis. La seule solution ne serait-elle pas que les uns comme les autres acceptent de tourner leurs regards vers Rome ? Le problème, c'est que pour la plupart des gens - à commencer par nos évêques - Rome, c'est loin : c'est un autre monde, c'est une autre culture, d'autres façons de vivre la foi catholique. Et l’on en arrive à oublier que Rome, c'est le cœur battant de l’Eglise universelle. 

 

 

 

A Rome, la Providence nous a offert Benoît XVI pour assurer la suite du Bienheureux Jean-Paul II. La Providence nous a fait le don de ce Vicaire du Christ ; non pas pour arranger nos idées, nos conceptions, notre idéal... mais pour servir l’Eglise avec l’humilité du vrai intellectuel qui sait rendre les choses abordables au plus grand nombre, par les gestes, les paroles et les actes. Quelle richesse dans les enseignements de Benoît XVI ! Mais comment avancer dans la bonne direction dans un pays où bien des évêques à peine de retour de Rome où ils ont rencontré le Pape, mettent en œuvre dans leurs diocèses respectifs des pastorales liturgiques qui ne tiennent nullement compte des enseignements et des conseils qu’ils ont reçus ? Ce manque de ligne claire permet aux uns et aux autres de se croire autorisés à donner suite à des clichés permettant de revendiquer une appartenance à tel ou tel groupe. Et en fin de compte, dans ces groupes, personne n'écoute le Pape et personne ne suit plus ses enseignements. On a parfois l’impression qu’en fréquentant les groupes « traditionalistes » il faille prendre une carte d’électeur plutôt à droite tandis qu’en allant dans l’église du coin, il faudra prendre une carte d’électeur plutôt à gauche. Le regard tourné vers Rome ne permettrait-il une foi enfin libérée de militantismes le plus souvent marqués par des débats où finalement personne n’a tort et personne n’a raison ? En fait, c’est tout un chaînon de la pratique et donc de la foi qui est faible : chaînon constitué par nos évêques eux-mêmes ! L'absence de vie de prière pour la plupart trop occupés à entretenir leurs rencontres fraternelles, le goût pour l’élaboration de « projets pastoraux » au détriment de la célébration liturgique des sacrements... font qu’en donnant une caricature de leur mission, ces évêques font l’injure grave de caricaturer l’Eglise dans son ensemble : à perdre le sens du vrai, du beau et du sacré, ils dénaturent l’essence même de la foi et de sa pratique. Certes, il en existe qui donnent leur priorité à leur ministère apostolique « le regard tourné vers Rome » ; mais ils sont une minorité ; tout comme sont une minorité les curés formés convenablement. En France, il semble qu’on soit davantage dans ce qui brille que dans ce qui prie...

 

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